lundi 11 juin 2012

Prière Soufie









Comment vivre dans la vie quotidienne la Présence de l'ineffable et du sublime ?

Merveille de la création : la simplicité et la complexité, l'éternel et l'éphémère, les joies et les peines les plus profondes peuvent coïncider de façon extraordinaire dans tous les instants, dans tous les lieux, dans toutes les situations...
Cet homme qui respire, cet homme vivant, c'est toi !
Celui qui porte, conscient ou non, le souffle de cette prière qui te relie à tous les hommes et à toutes les créatures, c'est toi !
D'une lumière unique tant de couleurs peuvent jaillirent !
D'une terre unique tant de saveurs différentes sécrétées.
Homme étonnant, unique et multiple qui porte le ciel, la terre et tout ce qui s'y trouve, quelle doit être le pouvoir de ta prière lorsqu'elle est la conscience intégrante de tous ces degrés de l'existence.
Nous avons reçu le plus magnifique des cadeaux : la Lumière de L'ETRE.
Or voici que nous choisissons par le chemin de la prière d'ajouter encore une Lumière sur cette lumière :
Au plus profond de nous, dans le lieu de ton secret, sont inscrites les essences éternelles de toute la création, les réalités les plus subtiles et les plus mystérieuses, de tous les temps de toutes les époques, les perles du trésor divin habitant dans ton cœur.
C'est du fond de ce creuset alchimique qu'est notre cœur que la cuisson de la prière va épanouir notre secret et le manifester par le jaillissement des lumières.
Nous sommes le canal de cette permanente transmutation entre le ciel et la terre, entre ces essences et leur manifestation à l'existence.
Regardons notre fonction ! plus qu'une porte, plus qu'un pont, notre cœur est l'espace de la gestation de l'univers, celui de sa naissance permanente.
Nous pouvons dire que Dieu a choisi de se regarder dans le miroir de notre cœur mais ce n'est pas assez si nous ne remarquons pas qu'il a voulu que cela soit dans cette multitude des facettes de notre cœur afin de se faire connaître par tous ces angles de lumière que constituent ses NOMS SUBLIMES.


dimanche 10 juin 2012

Pranayama




« La conscience est reliée au corps par les sensations. Grâce à la respiration, elle dialogue en permanence avec l’espace énergétique dans lequel se répand âkâsa. Une exacerbation du domaine sensible de la respiration peut enclencher un nouveau mécanisme d’échange énergétique : c’est le tamis de prâna. La sensibilisation accrue des zones de contact avec le passage de l’air entraîne une utilisation radicalement différente du souffle. Pour capter le prâna, il faut déplacer les récepteurs sensibles au niveau du passage de l’air sur les muqueuses. Avant de respirer par les poumons, nous respirons par les narines ou la langue. Imaginez que votre respiration s’accomplit comme le passage d’un fil dans le chas d’une aiguille ! Ce n’est pas en percutant à l’aveuglette l’extrémité du fil que vous risquez de l’y introduire. L’entrée du fil dans le chas est déterminée par sa précision et sa lenteur. Et l’attention n’est pas distraite à ce moment-là; tout au contraire elle est mobilisée en totalité.
La naissance de chaque mouvement respiratoire ressemble à cette opération. Le départ d’un inspir, tout comme d’un expir, conditionne son utilisation prânique. La lenteur du frottement de l’air, ainsi que sa précision de contact avec les narines, déterminent la subtilité du souffle. Faute de quoi le prâna ne nourrit pas les nàdi, et la respiration reste superficielle. La naissance des mouvements du souffle conditionne leur étirement et leur répartition harmonieuse. Ainsi, une respiration lente devient une respiration pleine, subtile et gorgée de prâna. La respiration du yogi arrive à ce paradoxe que plus elle est lente et plus elle est sensible ; plus elle est lente et plus elle est nourrissante. Lenteur et sensibilité se conjuguant, elles démultiplient les aptitudes de perception. Ce qui pour le débutant est une contrainte redoutable, devient pour le yogi une source réelle d’abondance. »
Le Passage du Souffle, Traite de PranayamaRodolphe Milliat, India Universalis Éditions

jeudi 7 juin 2012


http://bouddhanar.blogspot.fr


Le yoga traditionnel





Jean Louis Bernard, auteur spiritualiste, ésotériste réputé et fin connaisseur du yoga des derviches et du tantrisme, propose une définition traditionnelle du yoga et n'hésite pas à déclarer : « Le maître qui se laisse déifier est toujours un faux maître ». Très éloigné du spiritualisme mercantile et racoleur d'aujourd'hui, le texte signale les principaux dangers inhérents à la pratique yogique.

Le yoga, du sanscrit « yuj », joindre – même origine que « joug » – est une ascèse qui vise à créer une union consciente entre le yogi et Dieu, à soumettre ses divers états d'existence (dont le mot) à son esprit. Il se placera en somme sous le joug divin ! Dans l'Inde très antique, le yoga réalisait de hauts états de conscience que l'évolution régressive, valable aussi pour l'Inde, n'autorise plus qu'exceptionnellement. La « matérialisation » de l'humanité a endormi les chakras et stoppé certaines glandes endocrines qui sont des clefs psychosomatiques. En Occident, le yoga ne dépasse pas le niveau d'une éducation physique (la meilleure)

Le yoga s'accompagne d'une introspection : le sujet doit découvrir sa nature profonde, en grande partie inconsciente ; il ne pourra saisir le divin qu'à travers elle, c'est-à-dire d'abord à travers son double. La stagnation du yoga en Occident est à imputer à l'oubli de cette évidence ; on y commet une erreur typiquement occidentale en faisant reposer sur le moi seul toute l'équation psychosomatique et spirituelle. La notion de double, les maîtres hindous l'expriment indirectement par leur notion de « dharma », c'est-à-dire la nature cachée de l'individu, son destin, sa mission éventuelle. Pour dégager en soi le double, porteur du dharma, l'hermétisme oblige le moi à s'effacer – par la pratique de l'a-penser et du mentalisme.

Le maître hindou Shri Aurobindo codifia le yoga millénaire à l'usage des Occidentaux, au sein de son « ashram » (communauté) de Pondichéry. En Occident, maître signifie professeur, celui qui transmet une technique. En Orient, le personnage doit de surcroît posséder des qualifications psychiques : il doit être à même d'aimanter vers lui le transfert des résidus psychiques de son élève ; car toute effervescence de l'âme les multiplie. En cas de non-projection de cette « vase vibratoire », de dangereuses névroses germeront spontanément, sclérosant le psychisme de l'élève – la moins nocive étant la mythomanie. Un maître qualifié « brûlera » ces résidus sur son propre organisme par le jeu dé certaines énergies que le yoga aura éveillées et canalisées en lui. Il disposera aussi des vrais diplômes du yoga qui ne sont pas un vain parchemin, mais les pouvoirs paranormaux, au moins l'intuition et la voyance qui l'autoriseront à « voir » l'état réel de son élève. Le maître aidera l'élève à se prendre en main par le mental et à pratiquer les exercices (postures, respiration contrôlée) ; il le poussera vers une autonomie croissante, sachant bien — s'il est honnête! — que seules comptent sa faculté de transfert et son expérience pratique ; pour le reste, il ne sera que professeur et surveillant. Le vrai maître personnel est le double. Dans l'initiation égyptienne, il n'y avait du reste pas de maître extérieur, corporel, l'initié était formé par son double, en certains cas spéciaux de sommeil, ceux-ci favorisés par l'ambiance d'un temple. Le maître qui se laisse déifier est toujours un faux maître !

Le yoga « implique une réunion, écrit le lama Kazi Dawa Samdup, un couplage de la nature humaine inférieure avec la nature plus élevée ou divine, afin que la supérieure puisse diriger l'inférieure, et cette condition doit être obtenue par le contrôle du processus mental. Tant que le champ de l'esprit est occupé par des formes, pensées ou raisonnements, nés de ce concept faux (qui domine l'humanité) que les phénomènes et les apparences sont réels, il existe un état d'obscurité mentale, appelé ignorance. » Et précisons que le véritable « mental » relève de l'inconscient, non du conscient. En cours de yoga, il y aura lutte de la nature inférieure (composée de plusieurs entités) avec la nature supérieure. Et cette lutte s'intensifiera, dès qu'aura été stimulé le chakra suprême (sommet du crâne) = lien télépathique possible avec le centre-Dieu suprême (que les Égyptiens appelaient Amon). Son activation prématurée risque de perturber le cerveau.

Les vrais problèmes du yoga ne sont ni les difficiles postures, ni la respiration différemment rythmée — double éducation physique qui doit soumettre le corps à l'esprit. Ces vrais problèmes s'étagent comme suit :

Il faut une mentalité mystique, même sans religion précise ! Le mieux, pour l'élève est de construire ou reconstruire lui-même la religion qui correspond à sa nature profonde, mais en fonction de l'expérience du yoga. « Quand un être me cherche dans la sincérité de son cœur, dit le dieu Shiva, je fais que sa religion soit juste ! » Sans une nature mystique, l'être humain n'est que machine. Le yoga n'aboutirait qu'à le mécaniser davantage. Il ne supporterait pas le dynamisme de ses chakras, de celui du cœur notamment. On cite le cas de ce professeur d'éducation physique, recyclé en maître de yoga, qui mourut de crise cardiaque, dès que fut stimulé son chakra du cœur. Il faut apprendre à interpréter ses rêves, non en fonction d'une école à idéologie, mais en découvrant son propre symbolisme. Partir de la méthode de Jung. Il n'y a pas d'autre moyen de se contacter soi-même, c'est-à-dire de pénétrer son inconscient, donc de toucher ses autres états d'existence. Dès que l'élève s'intéresse à ses rêves, la nature de ceux-ci change : son double tendra aussitôt à communiquer avec lui par des « messages » courts, que l'ombre cherchera à intercepter et compliquer. Or, trouver le double c'est trouver le maître !

Il faut pratiquer l'a-penser et le mentalisme en plus des exercices directs. La pensée, devenue outil, sera l'agent de métamorphoses psycho-biologiques touchant jusqu'aux glandes endocrines. Les écoles hindouistes préconisent la fixation mentale sur un symbole ou la concentration sur un chakra (pratique risquée, celui-ci peut « entrer en éruption » à contretemps). Les Tibétains conseillent l'a-penser (le vide mental), valable surtout pour l'homme. Ces exercices mentaux doivent se pratiquer dans la relaxation totale ou avec les postures.

Le rythme de la respiration ne s'improvise pas (danger). Les instructions du maître seront respectées à la lettre. A défaut, on consultera un médecin. De tous nos circuits d'énergie, la respiration est le seul qu'il soit possible de contrôler et conduire ; un autre circuit peut, à la rigueur, être soumis à la volonté, celui de l'énergie érotique. Pour cette raison existent deux types fondamentaux de yoga — le second étant le tantrisme. Yoga signifiant aussi métamorphose, celle-ci ne se fera qu'en prenant appui sur une énergie précise : prâna dans le premier cas, le fluide érotique dans le second. Prâna (en sanscrit = souffle de vie) est une vitalité diffuse, de source solaire, que nous absorbons avec l'air. Miraculeux, prâna peut reconstruire un organe déficient et accélérer la croissance des chakras. Certains maîtres conseillent de retenir l'air inspiré, si les battements du cœur n'en sont pas modifiés. Quelques-uns préconisent le régime « équilatéral », c'est-à-dire un temps pour les trois actes (aspiration, rétention, expiration), ces actes devant être lents. On pourra, par la simple volonté imaginative, concentrer prâna sur l'un ou l'autre point déficient du corps.

Il faut trouver sa posture idéale, celle qui fait oublier le corps sans le déformer et ramène l'être à son seul dynamisme mental et respiratoire. Le mieux est de fréquenter un cours de yoga et d'y profiter des techniques de l'Inde.

Quant au régime alimentaire et sexuel, il donne lieu à controverse. Les excès sont également nocifs. La sagesse recommande de ne pas rompre inconsidérément avec le régime alimentaire de nos ancêtres. L'abstinence totale de viande peut aboutir à une auto-castration quant à l'agressivité, celle-ci étant nécessaire dans la lutte pour la vie. Les vapeurs d'alcool « paralysent » le psychisme (mais un petit verre d'alcool après un bon repas est tout de même recommandé par les Japonais parce qu'il dégage l'esprit que « paralyse » la digestion — comme par homéopathie). Le vin détend le psychisme (les buveurs de vin ne sont jamais fanatiques) ; la bière agissant favorablement sur le teint, agit de même sur le psychisme (à cause d'un rapport existant entre l'un et l'autre). La viande de chasse paraît toxique pour le psychisme — comme si elle contenait la haine et l'effroi de l'animal traqué ! Les pratiquants stricts du yoga abandonnent en général toute viande, sauf le poisson et la volaille; ils prétendent que la viande « animalise » l'âme... Mais l'ascétisme engendre l'orgueil et l'intolérance. Le mieux est de pratiquer l'alternance en « brisant » de temps en temps son rythme alimentaire. Ne jamais se singulariser à ce propos, au milieu d'amis non pratiquants ! Quant à la chasteté systématique, elle produit des « castrats » ou des hypocrites, sauf exceptions rares ! L'acte sexuel brûle à sa façon les résidus psychiques, dégageant le psychisme ; sur ce point, Freud avait raison. Mais l'abus de la sexualité engendre l'obsession...

Jean Louis Bernard

mercredi 6 juin 2012

Yoga & Ayurvéda

http://www.taodhara.net



Yoga & AyurvédaAutoguérison et Réalisation de Soi

Auteur : Dr David Frawley



Le Yoga et l’Ayurvéda établissent ensemble une méthode complète favorisant une parfaite santé, une vitalité optimale et une conscience supérieure. Yoga & Ayurveda nous révèle les pouvoirs secrets du corps, de la respiration, des sens, de l’esprit et des chakras. Mais, par-dessus tout, il nous dévoile des méthodes transformationnelles utilisant le régime alimentaire, les plantes, les asanas, le pranayama et la méditation.
C’est la première fois que paraît en Occident un livre traitant de ces deux sujets extraordinaires que sont le Yoga et l’Ayurvéda ainsi que de leurs relations. Cet ouvrage a le pouvoir de transformer la vie de ceux qui en appliquent les méthodes.

Compte-rendu de lecture dans Terre du Ciel

(Nov. 2002)
Yoga et Ayurvéda sont deux sciences spirituelles ou sacrées qui plongent leurs racines dans la tradition védique de l’Inde. L’Ayurvéda est la science védique de guérison du corps comme de l’esprit. Le yoga est la science védique de la réalisation de Soi dépendant du fonctionnement approprié du corps et de l’esprit.
Yoga et Ayurvéda représentent donc beaucoup plus que des exercices physiques ou des systèmes de guérison et englobent tous nos besoins, de la santé physique et du bien-être jusqu’au développement de notre conscience supérieure.
Ce livre étudie le lien étroit existant entre yoga et ayurvéda : le premier se concentre sur l’intégration spirituelle à travers la transcendance de soi aboutissant à la réalisation de Soi ; le second se concentre sur l’intégration psychosomatique à travers des soins médicaux aboutissant à l’ouverture propice à la transcendance de soi et la réalisation de Soi. Ces deux sciences abordent donc tous nos besoins, de la santé physique et du bien-être jusqu’au développement de notre conscience supérieure.
L’auteur s’attache à faire comprendre l’origine et le contexte spirituel des traditions védiques, sciences indiennes millénaires : yoga, ayurvéda, astrologie. Il développe ici la corrélation entre transformation de soi et santé physique, en yoga les maladies étant considérées comme l’un des obstacles qui nous interdisent d’achever avec succès le processus yogique.
Le livre contient également des indications pratiques qui aideront à comprendre à quel type de constitution ayurvédique on appartient. Cette indication permettra de choisir le genre de postures ou de pratiques de méditation appropriées. Comprendre son type de constitution est en effet important non seulement pour déterminer son régime alimentaire ou un traitement médical mais également pour entreprendre une pratique spirituelle.

lundi 4 juin 2012


 Monko: Le sens        http://aucoeurdeletrejesuis.blogspot.fr




Il ne s'agit effectivement pas d'être effrayé à une idée, mais à la vacuité absolue qu'elle renvoie, et d'où elle vient, à la toute-impossibilité du moindre mouvement, de la moindre pensée vis-à-vis de ce qui est. Il s'agit d'être percuté par la peur de disparaître, du présentiment de n'être personne, de ne pas avoir une vie à mener, à améliorer, ou à détruire, de n'avoir pas la moindre once de pouvoir, le moindre support ou appui, que les choses soient absolument dénuées de sens, sans valeur, sans origine ni destination, et que la nature essentielle de toute chose soit un rien, que la nature de l'être soit "non-être". Effrayé à l'idée que tout dans notre vie n'ait été qu'illusion et que le sens réel de la vie soit notre disparition. La plupart des gens voudraient s'éveiller à la Conscience ou à l'amour gentiment, en évitant tous les désagréments, par la logique, à travers l'effort (ou le non-effort), en fuyant la peur ou poursuivant je ne sais quoi. "Je m'aime", "je vous aime", "la vie est belle", entend-on dire; évidemment, tout dépend de l'origine et de l'intention derrière tout ça. Mais dans l'éveil, il n'est nul besoin de ce genre d'assertions. C'est bien souvent un truc egotique, comme de se détester, de haïr, etc... Mais quiconque n'a pas haï de toutes ses forces ne peut trouver le sens de l'amour. Bref...

Il s'agit de mourir, à tous nos espoirs, de tomber dans le vide absolu et de voir...que le vide n'est pas vide, qu'il a toujours été ce que nous étions, l'essence de toute chose, plénitude. Et une fois disparus, nous revenons à l'existence sans y naître, ("heureux celui qui est avant d'exister disait Jésus) tout en gardant l'absence de dynamismes liée à notre disparition. Nous dormons éveillés. La bénédiction et félicité que sont le sommeil, l'inconscience, deviennent notre éveil, notre conscience. Ainsi n'y a-t-il plus personne ni rien pour être conscient des choses, mais la Conscience devient la nature même des choses, l'immobilité des choses. Dans ce grand univers, il ne se passe rien, sinon le mouvement majestueux et vide de ce grand univers lui-même, qui est Conscience.

Il n'y a jamais eu personne ou quoi que ce soit dans cet univers, pas de vie DANS l'univers. Juste la vie, absolue, "en tant" que l'univers. Et par univers, je l'entends autant au niveau micro que macro. L'univers n'a pas de mesure, comme l'amour, la conscience, la vie.

Et bizarrement, c'est alors que "profiter" de la vie surgit, laissant se libérer, sans but, notre propre programmation, nos conditionnements, nos particularités, qui sont l'univers même. Ca devient magique, éternel et sans cesse renouvelé. Vivre ainsi sans mémoire, sans projection, sans centre. Libres.

samedi 2 juin 2012

LE SOI

Le Soi.       
Soi.
Le Soi est Atma. C'est la subjectivité unifiée de tout dans l'Univers.
Le soi est tout ce qui est derrière et devant, qui nous sommes, ce que nous sommes, où nous sommes. C'est pourquoi nous sommes. C'est la seule chose qui est.
Pour moi, le Soi est le lieu de naissance de ma créativité. C'est moi, c'est qui je suis, c'est mon potentiel.
Je ressens mon grand Soi, quand je me sens connectée avec chacun et toute autre chose dans la nature, qu'il n'y a pas de séparation, pas de division, tout ce que je vois est juste une réflexion de moi-même, de moi.
Le Soi est félicité, il est amour, il est créativité infinie et sagesse.
Expérimenter le Soi est juste la chose la plus belle du monde...
http://blogbug.filialise.com 

vendredi 1 juin 2012

FRANCIS LUCILLE - L' INSTRUCTEUR


Vous avez souligné qu'il n'est pas souhaitable de traiter la question « Qui suis-je ? » trop légèrement. Il est des personnes qui consacrent leur vie tout entière à cette question, ou à l'un de ses aspects particuliers. Par exemple, sous la forme « Qu'est-ce que le vrai ? », on peut consacrer sa vie à la philosophie ; sous la forme « Qu'est-ce que l'univers ? », à la physique ; sous la forme « Qu'est-ce que la personne ? », à la psychologie. Est-ce que l'une quelconque de ces approches, poussée jusqu'à sa fin naturelle, constitue une voie d'accès vers notre nature réelle ?

Ces voies de recherche ne conduisent le chercheur nulle part.
Au mieux, elles l'amènent à la compréhension qu'il avançait dans une impasse, ce qui constitue déjà un acquis non négligeable.
La véritable question « Qui suis-je ? » exige un haut degré de maturité, faute de quoi la recherche n'est pas authentique, étant polluée par les désirs et les fausses notions de l'ego. Si un physicien de talent interroge l'univers, mais si sa recherche est motivée par le désir d'obtenir le prix Nobel, il fera peut-être des découvertes intéressantes dans son domaine, mais la vérité dont il est question ici lui demeurera inaccessible tant que son désir n'aura pas été purifié de toute ambition personnelle.
La maturité survient quand un chercheur sérieux et sincère arrive à un total « je ne sais pas ». Lorsqu'il atteint ce niveau de maturité, il rencontre en général un instructeur qui va l'aider sur la voie vers la réponse ultime. Il peut rencontrer son maître à un stade antérieur, mais l'obtention d'un tel degré de maturité va en quelque sorte forcer cette rencontre. La présence de l'instructeur permet à l'aspirant de briser le cercle vicieux qui résultait du fait que l'ego ne peut de lui-même se libérer de l'ego. L'apparition du maître est pour le chercheur l'incarnation de la grâce dans un corps humain. Dans la présence lumineuse de l'enseignant, issue d'une expérience impalpable, d'un non-événement, la haute intelligence prend naissance.

Une rencontre avec un instructeur est-elle nécessaire à la réalisation du soi ?

Je suppose que par ce terme vous entendez une rencontre avec un maître vivant ?

Oui, sur le plan phénoménal.

En principe, non, mais en pratique, dans la plupart des cas, oui.
En principe, non, puisque le véritable maître n'est pas une personne, mais le soi unique, la réalité ultime ; ce n'est ni un corps ni un psychisme.
En pratique, oui, parce que toutes les entreprises de la personne en vue de se libérer, de méditer, etc., sont viciées au départ par l'intention égoïque. L'ego ne peut pas éliminer l'ego.
Même si un être a déjà une intuition de la vérité et devient un chercheur sérieux quand l'insatisfaction des objets usuels du désir prend naissance en lui, un contact vivant avec un maître est nécessaire dans la plupart des cas.
Lors de ce contact, l'instructeur amène l'aspirant à un état de non-savoir où le mental a abandonné la recherche. Ce n'est que dans cette ouverture totale que l'enseignement réel peut commencer, et le début de l'enseignement, dans le silence du cœur, est aussi sa fin.