lundi 16 juin 2014

Instructions

La quintessence de l'enseignement de Ramana Maharshi se trouve dans un petit livret appelé «Qui suis-je? Ce petit livret contient la première série d'instructions données par Ramana Maharshi. Ils sont directement de son expérience unique de la réalisation de soi. Le jeu original de questions a été posée par Sivaprakasam Pillai qui a ensuite été présenté par Ramana Maharshi sous forme de prose.
La puissance de l'enseignement peut être réalisé par toute personne qui le met en pratique. En pourparlers avec le Sri Ramana Maharshi 80 nous lisons: «Laissez-le savoir à qui sont les pensées. D'où proviennent-ils? Ils doivent surgir de la conscience de soi. Appréhender il aide même vaguement l'extinction de l'ego. Par la suite, la réalisation de l'une existence infinie devient possible. Dans cet état, il n'y a pas d'autres personnes que l'existence éternelle. Il n'y a donc pas de pensée de la mort ou de la souffrance. "L'enseignement complet peut être téléchargé ici : «Qui suis-je?" . Voici une version adaptée pour faciliter la consultation.
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Qui suis-je?
Chaque être vivant aspire à être heureux, intacte par le chagrin; et tout le monde a le plus grand amour pour lui-même, qui est uniquement due au fait que le bonheur est sa vraie nature. Par conséquent, afin de se rendre compte que le bonheur inhérente et sans tache, qui en fait, il quotidienne expérience de l'esprit est faible en sommeil profond, il est indispensable qu'il se connaître. Pour obtenir une telle connaissance de l'enquête, «Qui suis-je? en quête du Soi est le meilleur moyen.
«Qui suis-je? Je suis conscience pure. Cette prise de conscience est par sa nature même, l'être-Conscience-Béatitude (Sat-Chit-Ananda).
Si l'esprit, qui est l'instrument de la connaissance et est la base de toute activité, disparaît, la perception du monde comme une réalité objective cesse. Sauf la perception illusoire du serpent dans la corde cesse, la corde sur laquelle l'illusion est formé n'est pas perçue comme telle. (Cette analogie est basé sur une histoire classique d'un homme qui voit une corde au crépuscule et prenant pour un serpent a peur sans raison.) De même, à moins que le caractère illusoire de la perception du monde comme une réalité objective cesse, la vision de la vraie nature du Soi, où l'illusion est formé, n'est pas obtenue.
L'esprit est un merveilleux pouvoir résidant dans le Soi. Il provoque toutes les pensées de surgir. En dehors de pensées, il n'y a pas une telle chose comme l'esprit. Par conséquent, la pensée est la nature de l'esprit. En dehors de pensées, il n'existe aucune entité indépendante appelée le monde. Dans le sommeil profond, il n'y a aucune pensée, et il n'y a pas de monde. Dans les états de veille et de rêve, il ya des pensées, et il ya un monde aussi.
Tout comme l'araignée émet le fil (de la bande) sur lui-même et à nouveau se retire en lui-même, de même l'esprit projette le monde à partir de lui-même et décide à nouveau en lui-même. Quand l'esprit quitte le Soi, le monde apparaît. Par conséquent, lorsque le monde apparaît, l'auto ne semble pas; et quand le Soi apparaît (brille), le monde ne semble pas.
Quand on s'interroge constamment sur la nature de l'esprit, l'esprit se calmera laissant le Soi (comme résidu). L'esprit existe toujours seulement par fonction de quelque chose de brut (corps physique); il ne peut pas exister indépendamment. C'est le mental qui est appelé le corps subtil ou l'âme.
Ce qui augmente à mesure que «je» dans le corps est l'esprit. Si on s'interroge pour savoir où dans le corps de la pensée «je» se lève le premier, on peut découvrir qu'il monte dans le coeur. C'est le lieu d'origine de l'esprit. Même si l'on pense constamment «je», «moi», on sera amené à cet endroit. De toutes les pensées qui surgissent dans l'esprit, la pensée «je» est le premier. C'est seulement après la montée des "je réfléchis" que d'autres pensées se produisent.
La pensée «qui suis-je? va détruire toutes les autres pensées, et comme le bâton utilisé pour agiter le bûcher, il sera lui-même brûlé à la fin. Ensuite, il y aura la réalisation du Soi. Quand d'autres pensées viennent, il ne faut pas les poursuivre mais devraient enquêter avec diligence: «Pour qui se produisent-elles? Il n'a pas d'importance combien de pensées surviennent. Comme chaque pensée surgit, il faut se renseigner auprès de la vigilance, "Pour qui a surgi cette pensée?" La réponse qui émergerait serait "me". «Qui suis-je» Là-dessus, si l'on s'enquiert de l'esprit vont retourner à sa source; et la pensée qui se pose se calmera.
Avec la pratique répétée de cette manière, l'esprit sera de développer le pouvoir de surseoir à sa source. Quand l'esprit qui est subtile sort par le cerveau et les organes des sens, les noms et les formes brutes apparaissent; quand il reste dans le cœur, les noms et les formes disparaissent. Ne pas laisser l'esprit de sortir, mais conservant dans le coeur est ce qu'on appelle «l'intériorité». Laisser l'esprit de sortir du Cœur est connu comme "l'externalisation". Ainsi, lorsque l'esprit reste dans le coeur, le «je» qui est la source de toutes les pensées iront, et le Soi qui existe toujours brillera.
Autre que l'enquête, il n'y a pas de moyens suffisants pour faire l'esprit s'apaise en permanence. Si l'esprit est contrôlé par d'autres moyens, il apparaîtra à être contrôlée, mais se lèvera de nouveau. Grâce à la régulation de la respiration, l'esprit devient calme; mais il restera calme aussi longtemps que le souffle reste contrôlée. Quand le souffle n'est plus réglementé, l'esprit devient actif et commencer à errer.
Comme la pratique de la respiration-contrôle, la méditation sur les formes de Dieu, la répétition des mantras, et la restriction sur l'alimentation, sont des aides temporaires pour dissipation de l'esprit. Par la pratique de la méditation sur les formes de Dieu et par la répétition de mantras, l'esprit atteint un point unique. Pour un tel esprit d'auto-enquête ciblée deviendra facile. En observant régime de restriction, la qualité de l'esprit s'améliore, ce qui contribue à l'auto-enquête.
Cependant une personne coupable peut être, s'il zèle porter sur la méditation sur le Soi, comment serait assurément se réformer.
L'esprit ne doit pas être autorisé à se promener vers les objets du monde et ce qui concerne d'autres personnes.
Cependant mauvaises autres personnes peuvent être, il faut garder aucune haine pour eux.
Tout ce que l'on donne à d'autres l'on donne à soi-même. Si cette vérité est entendu qui ne donnera pas aux autres?
Quand on se pose soi-même tous se pose; quand soi-même devient calme tout devient calme.
Dans la mesure où nous nous comportons avec humilité, dans cette mesure, les résultats seront positifs.
Si l'esprit devient encore, on peut vivre n'importe où.
Ce qui existe en vérité est le Soi seul. Le monde, l'âme individuelle, et Dieu sont des apparences en elle comme l'argent dans la mère-de-perle. Ces trois apparaissent en même temps, et disparaissent en même temps. Le Soi est que là où il n'y a absolument aucune pensée «je». C'est ce qu'on appelle "Silence". Le Soi lui-même est le monde; le Soi lui-même est «je»; le Soi lui-même est Dieu; tout est Shiva, le Soi.
Celui qui se donne à l'auto qui est Dieu est le plus excellent dévot. Donner un soi à Dieu, signifie se souvenir constamment du Soi. Quelle que soit la charge sont jetés sur Dieu, Il les porte. Comme le pouvoir suprême de Dieu fait toutes choses bougent, pourquoi devrions-nous, sans nous soumettre à lui, nous soucier en permanence avec des pensées sur ce qui devrait être fait et comment, et ce ne devrait pas être fait et comment ne pas? Nous savons que le train transporte toutes les charges, donc après avoir sur le pourquoi devrions-nous porter notre petit bagage sur la tête de notre malaise, au lieu de le mettre dans le train et se sentir à l'aise?

Merci a http://www.sriramanamaharshi.org/

mercredi 4 juin 2014

Joyaux de la Bhagavad-Gîtâ: 42 versets choisis par Ramana Maharshi

Ramana
Il est rapporté dans la biographie du Maharshi qu’un de ses fidè­les se plaignit qu’il soit difficile de garder présents à l’esprit les 1400 vers de la Bhagavad-Gîtâ. Un seul d’entre eux ne suffisait-il pas à en exprimer la quintessence ? Le Maharshi mentionna « Je suis le Soi, qui habite dans le cœur de tout être ». Puis, il choisit 42 versets que les Œuvres complètes citent dans l’ordre qu’il spécifia. Nous les tra­duisons ci-dessous à partir du sanskrit en indiquant leur numérotation par chapitre et verset.
Le Maharshi fut reconnu comme le plus éminent de tous les jnâni(s) modernes. Le choix qu’il recommande constitue par lui-même une précieuse directive. Nous remercions le Ramanasraman de Tiruvannamalai de nous avoir autorisés à publier ce merveilleux compendium dû à Ramana Maharshi.
***
1. À celui qui, démoralisé, les yeux pleins de larmes, était empli de désolation, le « Vainqueur du démon Madhu » (Krishna) dit cette parole. (II 1)
2. Ce corps est appelé « le champ ». Celui qui en a conscience est qualifié de « connaisseur du champ » par ceux qui comprennent ces choses. (XIII-1)
3. Sache donc que je suis le connaisseur du champ en tous les champs. Dans ma pensée, connaître le champ et le connaisseur du champ constitue le savoir. (XIII-2)
4. Je suis le Soi, qui habite dans le cœur de tout être. Je suis, en vérité, le commencement, le milieu et la fin des êtres. (X-20)
5. De celui qui est né la mort est certaine. De celui qui est mort est sûre la naissance. Tu ne dois donc pas t’affliger de l’inévitable. (II-27)
6. Il ne naît, il ne meurt en aucune manière. Il n’est pas devenu. Il ne deviendra pas. Sans naissance, éternel, permanent, ancien, il n’est pas tué quand le corps est tué. (II-20)
7. Il ne peut être ni coupé, ni brûlé, ni mouillé, ni séché. Éternel, omniprésent, stable, immobile, il n’a point de fin. (II-24)
8. Sache bien qu’est indestructible Cela dont tout est imprégné. Nul ne peut provoquer la destruction de cet Immuable. (II-17)
9. L’irréel n’a jamais d’existence. Le réel ignore la non-existence. Les contemplateurs du Réel voient cette double vérité. (II-16)
10. De même que l’espace omniprésent n’est jamais souillé de par son immatérialité, de même le Soi qui réside en tout point du corps n’est pas souillé. (XIII-32)
11. Le soleil ne l’illumine pas, ni la lune, ni le feu. C’est ma demeure suprême, d’où l’on ne retourne pas. (XV-6)
12. On l’appelle Non-Manifesté, Impérissable. On l’a désigné comme but ultime. C’est ma demeure suprême ; on n’en revient pas lorsqu’on y est parvenu. (VIII-21)
13. Libres d’orgueil et d’illusion, vainqueurs des maux de l’attache­ment, toujours unis au Soi, débarrassés de leurs désirs, dégagés des couples connus comme joie et déplaisir, ils vont sans égarement à l’état d’immutabilité. (XV-5)
14. Qui rejette les injonctions des Écritures et agit sous l’empire du désir ne parvient pas à la perfection, ni à la joie, ni au but suprême. (XVI-23)
15. Il voit celui qui voit le Seigneur suprême résider identique en tous les êtres, indestructible lorsqu’ils sont détruits. (XIII-27)
16. Une adoration dépourvue d’autre objet peut me faire connaître, voir et pénétrer sous cet aspect en toute vérité. (XI-54)
17. La foi de tout homme est conforme à sa nature. L’homme est fait de sa foi. L’homme est ce qu’est sa foi. (XVII-3)
18. L’homme aux sens maîtrisés, plein de foi, acquiert le savoir qu’il aime. Ayant acquis le savoir, il parvient rapidement à la paix parfaite. (IV-39)
19. Aux adorateurs, toujours harmonisés, je donne ce buddhi-yoga plein de satisfaction par lequel ils parviennent à Moi. (X-10)
20. J’habite dans l’intimité de leur cœur ; je supprime en eux avec compassion l’obscurité fille de l’ignorance, par la brillante lampe du savoir. (X-11)
21. Semblable au soleil, le savoir révèle le Suprême à ceux dont l’ignorance est détruite par la révélation du Soi. (V-16)
22. Les sens, dit-on, sont supérieurs aux objets ; le mental est supé­rieur aux sens ; l’intellect est supérieur au mental ; le Soi est supérieur à l’intellect. (III-42)
23. Sachant ainsi qu’Il dépasse l’intellect et subjuguant le moi par le Soi, détruis l’insaisissable ennemi qui a pour aspect le désir. (III-43)
24. De même qu’un feu brûlant réduit le bois en cendres, le feu du savoir réduit en cendres tous les actes. (IV-37)
25. Les sages qualifient d’homme instruit celui dont toutes les en­treprises sont dépourvues des conceptions du désir, dont les actes sont brûlés dans le brasier du savoir. (IV-19)
26. Ici-bas et dans l’au-delà, la libération en brahman est acquise par ceux qui connaissent le Soi : ils se sont séparés de la colère et du désir, ils se dominent, leur esprit est subjugué. (V-26)
27. Que l’on s’apaise par degrés, grâce à l’intellect établi dans la fortitude. Que l’on concentre sa pensée sur le Soi et que l’on ne pense plus à rien. (VI-25)
28. Quel que soit le motif pour lequel le mental instable et mobile s’échappe, il faut le ramener à l’obéissance en le subjuguant dans le Soi. (VI-26)
29. Maître des sens et de l’intellect, réfugié dans la délivrance, dépour­vu de souhaits, de crainte et de colère, l’ascète est perpétuellement libéré. (V-28)
30. Toujours harmonisé par le yoga, ne percevant en tous lieux qu’unicité, il voit le Soi dans tous les êtres et tous les êtres dans le Soi. (VI-29)
31. Les gens qui me vénèrent d’une pensée dépourvue d’autre objet et qui m’adorent assidûment en tous temps reçoivent de moi la sécu­rité (IX-22).
32. Toujours harmonisé, dévoué à l’Un, le jnânî excelle parmi eux. Je suis cher au jnânî ; il m’est aussi suprêmement cher. (VII-17)
33. Après de nombreuses naissances le sage prend refuge en Moi : « Vâsudeva est tout ! » Une âme si élevée n’est découverte qu’à grand-peine. (VII-19)
34. Lorsqu’on chasse tous les désirs qui habitent l’esprit, satisfait dans le soi par le soi, on est proclamé « l’homme établi dans la sagesse ». (II-55)
35. L’homme parvient à la paix s’il marche sans convoitises, exempt du « moi » et du « mien », ayant chassé tous ses désirs. (II-71)
36. Il m’est cher, celui que le monde ne trouble pas et qui ne trouble pas le monde, qui est libre de joie, d’envie, de peur et d’anxiété. (XII-15)
37. Égal dans la gloire et l’opprobre, égal envers amis et adversaires, complètement détaché en toutes ses entreprises, tel est celui qu’on dit avoir transcendé les guna(s). (XIV-25)
38. L’homme que satisfait le Soi, qui tire son contentement du Soi, qui est comblé par le Soi, n’a plus rien qu’il doive accomplir. (III-17)
39. Il n’a plus de but pour agir ni pour ne pas agir. Il ne dépend plus d’aucune chose. (III-18)
40. Il se satisfait de ce qui lui vient, il a dépassé les dualités ; il n’a plus d’envie ; équanime dans le succès et l’échec, il n’est pas asservi alors même qu’il agit. (IV-22)
41. Le Seigneur se tient dans le cœur de tous les êtres. Il les fait mouvoir en tous sens, attachés à sa machine par mâyâ. (XVIII-61)
42. Prends refuge en Lui de toute ton âme. Par sa grâce, tu attein­dras la paix suprême et la demeure d’éternité. (XVIII-62)
Traduit du sanskrit par Patrick LEBAIL
***
Il n’est que d’étudier cette suite de versets pour apercevoir comme elle est parfaitement coordonnée. Le Maharshi a pratiqué dans la Gîtâ une découpe d’une géniale sûreté.
Les versets 1 à 12 condensent la doctrine métaphysique de la non-dualité. Les versets 13 à 19 décrivent l’attitude propre à l’adepte du buddhi-yoga. Les versets 20 à 26 traduisent les effets libératoires que provoque l’irrup­tion du savoir.
Les versets 27 à 32 traitent des processus auxquels un adepte fait appel pour opérer la purification de son esprit.
Les versets 33 à 40 sont le portrait du Maharshi lui-même, toujours présent au Soi. L’idéal védantique y est sobrement consigné.
Les versets 41 et 42 constituent une exhortation finale à vivifier l’imper­sonnalité de la démarche vers le Soi par le pur sentiment de la présence du divin. Le Maharshi a voulu marquer que le sentiment de cette présence (bhakti) était indispensable à l’aspirant : il ne devient inutile qu’au libéré à moins qu’il n’aime le conserver. Le Védanta le plus épuré, incarné par le Maharshi, ne se sépare pas en pratique d’un parfum de bhakti. De même le grand Shankara s’est complu à écrire de merveilleux poèmes dédiés aux divinités et tout spécialement à « la Mère divine ».
L’adepte qui s’efforce d’être présent au Soi ne peut pas en même temps ressentir qu’il est l’auteur de ses actions. Il les lègue au Divin. Il lui assigne des actes, dont il n’est plus que le délégataire. Difficile est cette voie, qui s’oriente en ligne directe vers la perfection. Cette perfection fut celle du Maharshi, qui nous invite à le rejoindre, en dépit de nos incertitudes et de nos imperfections. Il nous a donné le plus rare des exemples, celui de l’excellence ; « une âme si élevée n’est découverte qu’à grand-peine », disait la Gîtâ. Qui succédera au Maharshi ? En quel idiome saura-t-il expliquer la Gîtâ ?
Merci a la revue 3eme Millénaire

vendredi 16 mai 2014

MERCI au blog "un Océan de Nectar"

QUARANTE QUATRAINS
 
ULLADU NARPADU, cet unique poème didactique composé par le Maharshi , poème dont tant de disciples font des traductions contradictoires, toutes également approuvées par le Maître.

Parmi les traductions qu'ils ont eues à leur disposition, il convient de mentionner celle faite directement de l'original tamoul en français par M.MOUTTAYEN, depuis de longues années disciple du Maharshi et de Shri Aurobindo.

Voici une traduction libre, plus conforme au sens intime de l'original, rendu en bon français, que fidèle mot à mot, en suivant une des versions anglaises

 
1  "Sans l'existence de l'Être, le sens de l'existence
peut-il exister ?
L'Être est hors d'atteinte de la pensée ; il est saisi par le coeur".
Mieux encore : il est le coeur, l'essence intime du coeur.
Concevoir l'Être, ce n'est pas le chercher hors de soi ;
c'est être par le coeur.
"C'est demeurer tel dans le coeur".
 
2  "Les trois principes", dit Râmana Maharshi -
 Jîva, Ishvara, Jagat -
"sont admis par toutes les religions.

Dire qu'un seul Principe devient et reste les Trois ou que les Trois sont trois principes distincts, ces deux affirmations"
- cette dualité de vues en apparence contradictoires -
"subsistent aussi longtemps que subsiste le sentiment du moi distinct.
Celui-ci une fois disparu, toute chose reste dans son état propre,
c'est là l'essentiel."
Car les vues de notre esprit sur le réel ne peuvent influencer en rien ce réel.
 
(Prop.2) "Que ceux qui ont grand'peur de la mort se réfugient aux pieds de l'Être (Ishvara) qui n'est pas soumis à la mort.
Ceux qui sont morts à toute possession exclusive sont éternels.
Comment pourraient-ils consacrer une pensée à la mort ?"
 
3 "Le monde apparaît comme réel ou comme apparent ;
le monde est esprit ou bien ce qui n'est pas esprit : matière ;
le monde est joie ou le contraire : douleur.
A quoi bon relever ces contrastes connus ?
Ne pas laisser le monde vous dominer ; s'examiner, soi, et se connaître ; perdre le sentiment de l'unité ou de la dualité ; s'absorber, soi, dans cet état où il n'y a plus de moi : voilà ce qui supprime toute inquiétude."
 
4 "Si le multiple et l'Un sont deux expressions d'une même réalité fondamentale, " si la forme est (essentiellement) le Moi, alors le monde et Dieu ne sont qu'un."
Et si le Moi est apparent dans la forme, on ne peut dire que
"le Moi est forme", uniquement forme, que la forme est tout et qu'il n'y a rien derrière. Rien ? Et qui donc perçoit la forme ?
"Sans yeux, y a t-il une vision ?
L'oeil est l'UN, l'UN est un oeil sans limite."
 
5 "Les cinq sens sont donc compris dans le mot : corps.
Sans le corps, le monde existerait-il ?
Dépouillé du corps, comment pourrait-on percevoir les corps ?"
 
6 "Le monde est forme (résultat de la perception) des cinq sens ;
il n'est pas différent".
"Ces cinq sens fonctionnent au moyen des cinq organes des sens.
Du moment que le manas " (esprit conscient) "perçoit le monde par le canal des sens , le monde pourrait-il exister sans le manas" -
sans la perception qui, elle, est d'ordre pyschique ?
Mais toute lumière vient de l'UN, elle va de l'UN au manas,
du manas au monde.
Car ce qui, en l'homme , voit, c'est l'Esprit.
 
7 "Quoique le monde et sa connaissance s'élèvent et disparaissent ensemble, c'est par sa connaissance seule que le monde devient apparent. La perfection en laquelle le monde et sa connaissance s'élèvent et disparaissent, et qui brille sans lever ni coucher, seule est la Réalité.
 
8 "Sous quelque nom ou quelque forme qu'on adore l'UN, l'adoration n'est qu'un moyen, une voie qui doit conduire à l'UN.
Mais prendre conscience de ce que l'on est, soi, en soi, à la lumière de la Vérité, se concentrer sur cette conscience de l'UN, s'y absorber, voilà l'essentiel."
 
9 "Les dualités opposées et le trinités " - littéralement : les trois inséparables, ex : connaisseur, connaissance et connu - "sont toujours fondées sur une unité qui les domine. Quelle unité ?

Si, dans son for intérieur, on prend conscience de cette unité, les éléments multiples, deux ou trois, se dissoudront.

Seuls ceux qui ont vu cela ont vu la Vérité ; ils ne se troublent pas."

L'inquiétude est dans le multiple, dans l'impression que les dissonances du multiple sont irréductibles, que le multiple est la seule réalité, que toute affirmation contraire est folie ou illusion. La paix est dans la vision de l'UN prédominant ; l'UN est harmonie ; lui seul mérite le nom de réalité ; le multiple conçu comme seul existant, voilà la grande illusion : Mâya.
 
10 "Indépendamment de l'ignorance, le savoir n'existe pas ; indépendamment du savoir, l'ignorance n'existe pas.
Mais à qui appartient cette ignorance et ce savoir ?
L'intelligence qui cherche cette appartenance et en reconnaît la source, le Moi, est la vraie intelligence".
 
11 "L'Esprit : en lui, il n'y a plus intelligence ou ignorance (humaines).
Ce qui connaît (humainement) ne peut-être l'Esprit véritable".
La réflexion réfléchit, reflète.

Mais, tel le soleil qui fait refléter tout chose sans être, lui, le reflet de rien, car est lui-même lumière et source de lumière, ainsi "le vrai Esprit resplendit - sans que rien, dans sa splendeur, lui soit étranger",
ni réflexion ni objet reflété, car " le Moi, c'est l'Intelligence,
ce n'est pas le vide".
 
12 "L'Esprit, c'est le point où disparaissent intelligence et ignorance.
Celui qui réfléchit n'est pas l'Esprit en soi. Seul l'UN d'où émane la lumière resplendit sans emprunter son éclat à une autre source de lumière. L'homme distingue celui qui connaît et ce qui est connu ; mais l'Intelligence divine ne connait pas le vide", l'abîme qui est censé séparer l'un et l'autre.

Peut-on se représenter une faculté de connaître qui serait sans objets à connaître ? des objets connaissables, sans un Être qui les connaît ?
Car l'UN réunit en soi ces deux éléments polaires, il est Plénitude divine.
 
13 "Seule est vraie la connaissance de l'UN ; la connaissance multiple"
- et tenue pour irréductiblement multiple - "est l'ignorance.
L'ignorant ne se rend-il pas compte qu'il ne saurait exister de connaissance ou même de l'ignorance sans la faculté de connaître ?"
Souvent on dit se connaître. Mais qui donc connaît ce moi aux aspects multiples, sinon la pensée une ?
 
14 "Si la première Personne existe, elle se manifeste sur la seconde et la troisième. Reconnaître la réalité unique de l'UN, c'est enlever au moi et au monde toute réalité séparée, indépendante. Ce qui luira seul alors,
c'est l'UN véritable".
 
Et si l'on transpose ceci sur le terrain du déroulement dans le temps, on constate de même que l'incarnation de l'Esprit-UN crée, en quelque sorte, par le canal du moi, le passé et l'avenir ; mais seul est réel l'instant présent.
 
15 " C'est par rapport à l'action présente qu'existe le passé et l'avenir. Quand l'action passée eut lieu, elle fut présente ; quand l'action future aura lieu, elle sera présente. Donc le présent seul est réel. Si l'on ne se rend pas compte de cela, on s'égare..." Certes, le corps est limité dans le temps et dans l'espace."
 
16 " Mais somme-nous ce corps ? Nous sommes le même, aujourd'hui, jadis et toujours, le même ici, là et partout. Nous sommes, et ceci indépendamment du temps et de l'espace".
 
17 " Le corps est le moi (ou à moi) et, aussi bien pour ceux qui se connaissent que pour ceux qui ne se connaissent pas, le moi semble limité au corps. Mais pour ceux qui, en eux, voient l'Invisible, l'UN resplendit sans limite et, sans lui, le moi ne serait pas."
 
18 "Le monde peut être dit réel aussi bien pour ceux qui n'ont pas d'intelligence que pour ceux qui sont intelligents. Mais pour les premiers, la Vérité se limite au monde sensible. Ce sont les ignorants. Pour les clairvoyants, la Vérité, dépourvue de forme sensible, est la base du monde sensible. Telle est la différence entre eux."
 
19 " Seuls ceux qui ne connaissent pas la base une du destin et du libre-arbitre peuvent discuter la prépondérance de l'un ou de l'autre. Ceux qui savent que l'UN est à l'origine de l'un ou de l'autre ont dépassé l'un et l'autre. Dès lors pourquoi s'en inquièteraient-ils ?"
 
20 " Si l'on oublie l'UN, on pense que Dieu est distinct de la pensée qui L'aperçoit. Celui qui se voit, qui voit le Moi, qui voit l'UN, voit Dieu et se dépouille de la conception du moi séparé. Car l'UN n'est pas autre chose que Dieu".
 
21  "Se voir. - Voir Dieu. - Quel est le sens de ces expressions des diverses Ecritures sacrées ? Qui est celui qui se voit ? "

Et, en sens opposé, en le vidant de tout contenu, "qui pourrait voir le Moi seul ? Comment voir Dieu ?" Il n'y a qu'une issue à cette dualité fatale, il faut, soi, devenir UN, se dissoudre en Dieu.
" Le voir, c'est être absorbé par Lui."
 
22 "L'UN éclaire le manas et sa lumière y brille. Comment concevoir l'Auteur du manas au moyen du manas ?" L'infini au moyen du fini ? Un élément du multiple ne peut embrasser l'UN ; seul l'UN embrasse tout le multiple. La seule voie consiste donc " à identifier le manas à son Auteur".
L'idée d'être séparé du Tout telle est la quintessence du Mal, le Mal en Soi, la cause de toute erreur et de toute souffrance.
 
23 "Ce n'est pas le corps qui se proclame "je". Personne ne soutiendra que même dans le sommeil profond le "je" cesse d'exister. Dès que le "je" émerge, tout le reste émerge. Recherchez avec un mental aiguisé d'où ce "je" émerge.
 
24 " Le corps matériel (jada), dit-il, ne saurait dire : "moi".
La conscience de l'Absolu (Sat-Chit, qui veut dire : pouvoir de conscience de l'immatériel - Chit - et Existence immuable - Sat) non plus.

Mais entre les deux, dans les limites du corps, un "moi" se manifeste. On l'appelle : noeud entre l'immatériel (chit) et le matériel (jada),
lien (jîva), corps subtil - nous dirons : fluide éthérique - "ego, existence présensible (samsâra), manas".
 
25  "En s'attachant à la forme, le moi se crée, se maintient, se développe. Il écarte une forme et en prend une autre. Cherchez-le où il était, il n'est plus là. Sache que c'est là ce diable de moi qui prend forme, mais est (dans son essence) sans forme".
 
26 " Avec le Moi, tout apparaît. Sans le Moi, rien ne peut exister.
Le Moi est le Tout. Chercher ailleurs qu'en soi ce Moi, c'est perdre Tout".
Ainsi chaque moi est une étincelle du Moi, de Dieu, de l'UN.
 
27 " L'état où le moi n'apparaît pas comme distinct est l'état où nous sommes en l'UN, où nous sommes uns avec l'UN. Si l'on ne cherche pas où le moi apparaît, la notion même de perte du moi disparaît. Ni apparition , ni disparition ; alors on demeure dans l'UN, on reste l'UN, on est l'UN".
 
28 "De même que l'on plonge pour retrouver un objet qui est tombé dans l'eau, de même il faut, avec une attention aigüe, en retenant son souffle et sa parole, plonger en soi-même pour y découvrir d'où sort le moi."
 
29 " Ta bouche dit : "Je..." Est-ce là tout ?
Chercher d'où vient la lumière de ce moi, telle est la voie de la sagesse." Quelques-uns disent : "Je ne suis pas ceci, mais je suis cela".
Cette façon de faire peut constituer un auxiliaire pour la recherche de l'âme essentielle, mais " ce n'est pas encore la recherche de l'âme",
une et centrale.
 
30 "Qui suis-je ? - Si le manas cherche à répondre à cette question, il plonge en soi et atteint le fond ultime. Alors le petit moi baisse la tête, pris de honte : tout au fond, Quelqu'un à répondu : Moi.
Mais il ne s'agit pas du petit moi séparé. La réponse est venue de l'Eternel, de l'Universel, de l'Être, de la Vérité en soi."
 
31 " A ceux qui, le petit moi dépassé, sont UN, que reste-t-il de plus à faire ? ils ne reconnaissent plus rien qui serait étranger à l'UN. Comment concevoir, comment définir cette unité qui est plénitude de l'Être ?"
 
32 "Tu es Cela" - disent les Védas. Ce que tu considérais comme multiple est UN ; tu aspirais à l'UN, et voici : tu es UN.

"Celui qui ne cherche pas l'UN, afin de le trouver et d'y demeurer, celui qui, parlant au nom de son petit moi, déclare : je suis ceci, je ne suis pas cela, celui-là manque de courage. Car le Moi l'UN, demeure en tout et partout pareil à lui-même."
 
33 " Je ne me connais pas ; je me suis connu". Pourquoi ?

Pour que le moi devienne "objet", un objet perçu par un "sujet", y a-t-il deux Moi ? Le Moi est unique. Telle est la vérité, elle résulte de l'expérience universelle."
 
34 "Ce qui est le même toujours et pour tous, dit Râmana Maharshi, ce qui est naturel, il faut reconnaître qu'il se trouve au fond du coeur où il a sa place et où on le rencontre et, dès lors, on atteint à l'UN, on est UN. Au lieu de cela, discuter pour savoir si "cela est ou n'est pas", déclarer que "cela est un", ou que "cela est deux", c'est se livrer au vertige de l'illusoire, de Mâyâ."
 
35 " Checher l'Être et demeurer en l'Être, en cela réside l'accomplissement (siddhi). Les autres voies sont des symboles comme les images des rêves. Lorsqu'on se réveille, ils s'évanouissent, on les sait irréels. Ainsi ceux qui se tiennent dans la Vérité. Aucune des fausses vérités de rêve ne peut les inquiéter."
 
36 " Il nous arrive de penser que nous sommes rien de plus que notre corps. A ces moments-là, il vaut mieux que nous ne sommes pas matière, mais que nous participons à l'UN. Toutefois penser n'est qu'un moyen accessoire. A quoi sert de tant penser : "Je suis l'UN" ? Pensons-nous toujours : "Je suis homme" ? Pourtant ceci suffirait, car cette affirmation implique la participation à l'UN."

La solution est et demeure dont : la fusion totale dans l'UN.
 
37 " Au cours de la recherche, c'est la dualité qui domine; mais la réalisation n'est plus dualité, elle est unité. - 

Quand l'homme cherche et qu'il dit s'être trouvé", n'est-ce pas qu'il s'est retrouvé et qu'il était UN et uni à l'UN dès l'origine ?

On croit chercher Dieu hors de soi ; or le fait même de le chercher est d'origine divine. C'est le Dieu vivant au sein de l'homme qui dirige la recherche, à l'insu de celui-ci.
 
38 " Si nous nous considérons comme l'auteur d'une action, nous en subissons les conséquences. Mais si nous cherchons le véritable auteur de l'action et si nous apprenons à distinguer le Moi total derrière l'apparent moi distinct, l'idée d'auteur s'évanouit.

Acteur, acte et réaction distincts disparaissent." On se croyait lié à tout cela. "On s'en trouve libéré."
 
39 " Tant que la pensée : "Je suis lié" subsistera, subsisteront les deux idées antagonistes de lien et de libération. Mais quand on examinera
" qui est lié" et qui lie, on se verra et seule demeurera
la liberté éternelle ; l'idée de lien n'existera plus.
Dès lors comment l'idée de libération pourrait-elle subsister ?
Etant accomplie, elle n'aura plus de raison d'être.
 
40 " La libération finale de l'être sera-t-elle accompagnée par sa forme ou sera-t-elle sans forme ? 
Je vais vous livrer ce secret.


"La libération, c'est l'état où le petit moi qui discute au sujet de la forme perd sa forme ; dès lors il perd aussi les notions de sans-forme et de forme-sans-forme !"

mercredi 7 mai 2014

Les Ateliers Yoga de la Sainte-Baume
ATELIER YOGA 
Dimanche 18 MAI 2014 de 9h30 à 12h30

Les Centres énergétiques
Salle ANTARES à St Maximin
Prière d’apporter coussin et couverture SVP
Le stage est un moment pour apprendre et partager.
Pour le débutant, un stage de Yoga peut être une manière de découvrir cette pratique millénaire.
Pour le confirmé le stage de Yoga est un moment fort de la pratique qui permet véritablement
d'entrer dans la profondeur du souffle et de l'esprit par la pratique d'un yoga traditionnel.

TEL 06.61.19.88.60.


vendredi 2 mai 2014


Merci 3eme Millénaire
« Vous êtes l’Absolue Réalité ici même assis devant moi, en cet instant ! La seule différence entre nous est que je le sais et que vous ne le savez pas. »


Maharaj : Bien que votre être soit l’élé­ment le plus subtil, il a créé le plus grossier : le monde. Considérez la graine de banyan, elle est plus petite qu’une graine de moutarde. Cette graine est minuscule, subtile et, néanmoins, cet arbre immense est déjà à l’intérieur. Votre être égale­ment est très subtile, pourtant il contient l’univers tout entier. Bija signifie seconde création, le passé est à nouveau répété, il y a un banyan concentré dans la petite graine.
• Visiteur : Le « Je suis » est la graine ?
Traditionnellement, « Je suis » est la graine mais, en fait, « Je suis » est syno­nyme de « rien ». C’est du domaine sub­atomique. Simplement « vous êtes » ! C’est une impression mais cela contient tout ce qui nous entoure : l’état Iswara, la manifestation.
Donc, conscient de cette graine qui est « Je suis », il nous faut germer pour de­venir l’Absolu ?
Vous n’êtes conscient d’aucune graine. « Je suis », en soi, est graine, ne le matérialisez pas davantage avec vos mots ! Vous êtes le cœur-même de « Je suis » avant l’expression « Je suis », antara-­Atma. Que contient-il ? Tout cela.
Vous avez dit aussi que ce centre, ce cœur, n’est que lumière.
Le centre est présence à « Je suis ». La lumière est seulement symbolique. Il ne s’agit pas d’une lumière possédant une source comme celle-ci. Il s’agit d’une lumière lumineuse par elle-même. Le pré­tendu « chercheur spirituel » veut attein­dre Brahman. Comment ? Selon les tradi­tions, selon les définitions qu’il a enten­dues.
Brahma est Koh-l-nor, montagne de lu­mière. Koh-l-Nor a la capacité de se manifester en n’importe quelle forme correspondant à vos désirs. Koh-l-Nor est votre conscience. L’univers tout entier est là, vaste, répandu mais vous ramassez une petite miette, un concept et, d’après ce concept, vous voulez recréer le Brahman. Vous voulez modifier ce qui est déjà là pour que cela corresponde à ce que vous avez perçu dans la miette ra­massée !
Et cela nous éloigne encore plus de la vérité ?
Tout est vérité tout est Absolu. Ce Brahman est créé par votre être. Autre­ment dit, ce Brahman est une illusion créée par votre ignorance. Du point de vue de l’Absolu, votre être est totale ignorance.
Encore une fois, c’est à partir de cette ignorance, de ce manque de compréhen­sion de la réalité que se forme cette conscience et cette manifestation s’éten­dant à l’infini. Ignorance mais intrinsèquement Absolu. Sur l’Absolu se pose cet être et l’illusion qu’il engendre acca­pare toute votre attention.
Par quel moyen inverser le processus ?
Reculez. Lorsqu’il doit avancer, le lion regarde en arrière. Faites comme lui, regardez en arrière, remontez vers la source. À partir de cet être, reculez et installez-vous au sein de l’Absolu. Si vous voulez chercher et espérez trouver en demeurant dans le domaine de Brahma, au sein de cette manifestation, vous ne découvrirez que chaos et confusion. Objectivement, vous n’aboutirez nulle part, c’est un cercle vicieux dont on ne peut pas sortir. Mais, lorsque vous abor­dez la compréhension de vous-même, la découverte de ce que vous êtes réelle­ment, tous les désirs se détachent de vous.
Qu’est ce « Je suis » ? « Je suis » est « l’état-étant » maintenu par l’attachement à l’être, la volonté d’être. Si vous demeu­rez calmement dans cette êtreté pendant un certain temps, ce puissant désir d’être, lui aussi, se détache et, quand ce désir n’est plus, vous êtes l’Absolu.
Cela me semble bien triste. Vous savez que l’être est là mais vous vous dirigez vers le non-être.
C’est votre véritable nature ! Restez à ce niveau, le niveau sans agitation. Votre être, votre « Je suis » reculant consciem­ment jusqu’à l’Absolu c’est vous ! Vous n’êtes que là. Il n’existe aucun mouve­ment permettant de l’atteindre. C’est le but, la fin du spectacle !
Pourrez-vous expliquer plus clairement, je ne comprends pas très bien.
Étant dans la conscience, vous comprenez la nature de la conscience, vous reculez et votre progression se poursuit. Comprenez-vous ce que cela veut dire ? Cette conscience lentement s’affaiblit, s’éteint. Elle est sciemment en train de disparaître mais cela ne peut pas vous affecter, vous êtes l’Absolu !
La combustion du bâton d’encens a cessé, la fumée a cessé mais le ciel est toujours là. C’est la même chose au moment de la mort, le souffle vital quitte le corps, le « Je suis » recule, s’efface, c’est le grand moment de l’immortalité.
Regardez la flamme de ce briquet. Le « Je suis » est la flamme et j’observe ses mouvements. Elle s’éteint, le gaz n’arrive plus, le souffle vital quitte le corps, le corps s’affaisse et je l’observe. Ce qui observe c’est vous. Les ignorants sont dans la terreur au moment de la mort, ils luttent mais pas le Jnani, c’est pour lui un moment magnifique, un moment de béatitude.
Traduction Paul Vervisch

mardi 22 avril 2014

    







JEAN KLEIN
Dès que vous vous prenez pour quelqu’un, il y a contraction, il y a localisation, mais quand vous êtes complètement affranchi de l’idée d’être une personne, vous êtes en expansion, vous êtes en méditation permanente.
Si vous essayez de méditer, vous provoquez un état, car il y a intention, anticipation. Vous avez un but, vous visez un résultat. S’il y a intention, il ne peut pas y avoir de lâcher-prise. C’est très clair : aussi longtemps qu’il y a intention, il n’y a pas de lâcher-prise.

Acceptez comme un principe qu’il n’y a rien à atteindre, parce que ce que nous cherchons, nous le sommes déjà. Ce que nous cherchons, c’est notre proximité. Ce que nous cherchons, c’est le chercheur. Quand vous verrez cela, vous sentirez combien chaque pas que vous faites pour vous atteindre, vous éloigne de vous. C’est alors que se produira un lâcher-prise complètement naturel, car il n’y a rien à gagner, rien à perdre. Voyez comment cette compréhension agit sur vous. Vous vous découvrirez, naturellement, tel que vous étiez avant d’être né.

Vous êtes toujours le témoin, aussi n’avez-vous jamais à essayer de l’être. Si vous essayez d’être le témoin, vous objectivez ce que, dans tous les cas, vous êtes. Il n’y a personne pour penser, pour agir, pour souffrir, pour se réjouir. Cela n’existe pas. Il y a joie, il y a action, mais personne pour accomplir quoi que ce soit.

Vous pouvez seulement être votre présence, vous ne pouvez jamais connaître votre présence. Ce n’est que dans votre totale absence que vous pouvez être votre présence. N’en faites pas une formulation intellectuelle ; sentez ce que cela veut dire, vivez aves cela – votre absence.

Quand vous direz « Je ne sais pas », vous verrez que vous êtes ce que vous cherchez. Quand vous traquez le « Je suis » à travers des techniques ou des systèmes, vous l’objectivez. Vous devez réellement voir dans votre vie quotidienne que, quand vous le cherchez, vous vous en éloignez. Quand vous en prenez conscience, il se produit alors un complet lâcher-prise.

Vous pouvez seulement être la vérité, vous ne pouvez jamais connaître la vérité. Cette connaissance se perçoit en l’absence d’un vous-même, quand il n’y a pas d’image ; alors il y a certitude. La vérité apporte sa propre certitude ; elle n’a nul besoin de preuve, elle est sa propre preuve. Tout ce qui se manifeste autour de vous peut susciter le doute, mais ce qui est le plus proche de vous, je veux dire la conscience, ne relève jamais du doute. Tout ce que vous pensez pouvoir chercher relève du déjà connu.

Quand on voit que la personnalité est une illusion, alors tout effort pour la maintenir disparaît, et rien ne demeure qui soit personnel. Ce qui demeure est universel, fluide, sans attaches. Cela apparaît spontanément quand il y a nécessité et disparaît quand il n’y a plus nécessité. C’est un véhicule qui surgit dans votre conscience, il n’y a pas à s’identifier à lui.

Ce que fondamentalement vous êtes ne peut jamais être objectivé parce que vous l’êtes.

Un objet est un fragment ; il apparaît dans votre totalité, dans votre globalité. Quand vous comprenez réellement que le chercheur est le cherché, toute votre énergie se trouve naturellement déchargée d’avoir à trouver quelque chose.

Vous ne pouvez jamais percevoir votre totalité. S’il y a quelqu’un pour percevoir, il n’y a pas totalité. Or, votre totalité est faite de sa propre perception. Aussi est-il clair que votre totalité ne peut jamais être perçue, elle ne peut jamais être un objet. Elle est non-duelle. Il faut qu’il soit bien clair pour l’esprit que ce que vous cherchez est le chercheur lui-même. Quand vous voyez réellement cela avec votre intelligence, votre amour, votre compréhension, il se produit un lâcher-prise naturel à toute production d’énergie. Toute l’énergie vouée à la découverte de quelque chose est ramenée à sa patrie originelle. C’est ce moment d’équilibre que vous devez vivre.

Nous ne pouvons jamais découvrir ce que nous sommes, nous ne pouvons découvrir que ce que nous ne sommes pas, parce que nous sommes, en toutes circonstances, ce que nous sommes. Et pour savoir ce que nous ne sommes pas, nous devons découvrir en quoi consiste ce que nous ne sommes pas : notre corps-pensée.

Il vous suffit de savoir que le corps-pensée apparaît en vous, vit en vous, mais que vous n’êtes pas dans le corps-pensée. Si vous étiez fait de la même étoffe que le corps-pensée, vous ne pourriez jamais être conscient du corps-pensée. Le corps-pensée, sa substance, sont en vous, dans votre conscience, mais vous n’êtes pas dans cette substance. Vous êtes plus que le corps-pensée. C’est pourquoi vous êtes à même de le percevoir. Il suffit d’être conscient de ces moments, qui sont des moments intemporels, avant que le corps-pensée ne s’éveille le matin.

Vous vous percevrez présence avant l’éveil du corps-pensée. Chaque matin, vous créez le corps-pensée, chaque matin vous créez le monde.

Quand vous êtes dans le sommeil profond, où est le monde pour vous ?

Quand vous êtes dans le sommeil profond, le monde n’existe pas pour vous. Le monde apparaît quand le corps-pensée apparaît parce que le corps- pensée appartient au monde. Vous créez votrepropre monde qui apporte sécurité à votre ego, à votre « moi ».

Le corps-pensée n’a pas d’existence en soi. La conscience lui est nécessaire. Vous êtes présence avant que le corps-pensée ne s’éveille le matin. Le corps-pensée est plus ou moins une surimpression sur votre conscience. Que vous soyez ici, que vous cherchiez l’authentique équilibre, la paix, la joie, cela n’existe que parce que vous en avez eu un aperçu, et cet aperçu ne peut venir que du sommeil profond ou d’une perception directe qui appartient aussi à ce non- état de sommeil.

Aussi le corps-pensée n’a-t-il aucune réalité en soi, parce qu’il dépend de la conscience.

Nous mourons chaque soir et nous naissons chaque matin. Et pas seulement là. Nous naissons d’instant en instant.

L’écran demeure, il est là de l’aube au crépuscule, seule changent, sur l’écran, les images.

Accepter, c’est lorsque vous dites : « Je ne sais pas ».

Ce qui vous recherche, c’est vous. C’est la recherche de soi-même, par soi-même.

Ce que vous cherchez, vous l’êtes déjà : vous ne pouvez recevoir cela de moi que comme une information de seconde main. Quand vous en ferez votre point de départ, vous deviendrez conscient de touts les efforts dispensés dans la réalisation de vos buts, de vos désirs, de votre accomplissement. Accepter cette information de seconde main vous conduit à observer l’énergie qui accompagne tout processus de devenir. Quand vous verrez cela, vous ne serez plus le complice de ce processus, de ce gaspillage d’énergie. A un certain moment, vous abandonnerez toute projection, toute convoitise. Ce n’est pas un lâcher-prise volontaire, c’est un lâcher-prise qui se produit de lui-même. Et à ce moment-là, vous êtes libéré de toute action. Ce moment ne renvoie qu’à lui-même. En d’autres termes, poétiquement parlant, vous êtes saisi. Mais vous devez d’abord prendre à votre propre compte que ce que vous cherchez vous l’êtes déjà.

La conscience est. La conscience est vie. Tout ce qui existe, tout ce qui est perçu, sont des expressions, des prolongements de la vie, de la conscience. Mais la conscience est.

Notre vraie nature est ouverture, silence. Elle se manifeste dans la compréhension instantanée que la vérité ne peut jamais être acquise. Tout ce que nous cherchons et trouvons est un objet. Il apparaît clairement que le chercheur est le cherché, que le chercheur est cela même qu’il cherche ; alors toute tentative de trouver quelque chose cesse.

Quand vous voyez réellement que ce que vous cherchez est vous-même et que vous trouvez, au terme de nombreuse années d’investigation diverses, à travers tous les systèmes, toutes les techniques, que vous êtes ce que vous cherchez, il y a alors une révélation fantastique. Parce que, lorsque vous voyez cela, il vous apparaît que toutes ces directions, expériences et techniques ne sont que des objets. Eux, vous les trouvez, mais le sujet, jamais, car le sujet ne peut jamais être objectivé.

Voir cela entraîne un arrêt de cette investigation multidirectionnelle, et tout alors renvoie à ce moment d’arrêt, toute chose ne fait plus référence qu’à elle-même. Vous percevez clairement qu’il n’y a nulle part où aller. C’est une révolution dans votre vie. Tel est le sens du Tao : « le Tao que vous pouvez trouver et nommer n’est pas le Tao ».

Quand vous comprendrez qu’il n’y a rien à trouver, que tout ce que vous pouvez trouver est un objet et une limitation, quand vous saurez que vous êtes cela même que vous cherchez, alors vous saurez que vous êtes un joyau. Toute votre activité changera.

Tout ce que vous pouvez trouver n’a pas d’existence en soi, pas de réalité en soi, car cela n’a aucune autonomie. Il y faut la conscience, il y faut la présence, pour que vous puissiez le connaître. Quand vous voyez cela clairement, il se produit un lâcher-prise. Ne quittez pas ces moments là

Le total lâcher-prise, la détente complète, c’est comme si vous disiez : « Je suis au terme, j’ai regardé partout, je ne sais pas ».

Le monde se limite à notre environnement le plus proche; votre corps, vos sensations existent seulement lorsqu'ils sont pensés. Ils n'ont aucune réalité propre, en dehors de l'ultime sujet, le "je", et comme ils proviennent de lui et s'achèvent en lui, ils ne sont pas d'une nature différente de ce "je" conscience.

Tout ce que vous pensez, ressentez, accomplissez est passager ; la sensation d’être est leur support, elle est permanente. Laissez-vous inviter le plus souvent possible par le pressentiment, le souvenir de cette sensation, et plongez-y de plus en plus jusqu’à ce que la réalité vous emporte.

Le monde existe parce que vous existez, mais vous n’êtes pas le monde. Les objets de la conscience, noms et formes, représentent l’univers ; la réalité, qui est tout silence, est au-delà. Vous mettez l’accent sur le nom et la forme et ainsi la vérité vous échappe. Nous ne sommes rien en dehors de la conscience : l’univers, vous et moi y apparaissons.

La conscience est toujours là, dans la présence ou l’absence de la pensée, et rien n’est en dehors d’elle ; tout apparaît en elle, y compris la mémoire, sans qu’elle en soit affectée. Nous pouvons donc dire que la mémoire n’est qu’une idée qui nous a traversé l’esprit à l’instant même : le présent, le passé, le futur se situent « maintenant ».

Le sel n’a pas besoin d’être salé pour être sel, il est salé. Le sucre est sucré naturellement. Le Soi se connaît lui-même par lui-même directement, sans passer par aucun intermédiaire. Vous ne pouvez sentir l’encens qui brûle, voir la feuille d’une plante sans l’organe sensoriel correspondant, mais le contenant se sait pendant que le contenu sous tous ses aspects se manifeste. L’eau n’est pas affectée par les poissons qui s’y ébattent, elle reste toujours de l’eau.

Rien n’existe à l’extérieur de vous, tout est inscrit en vous. Ce que vous voyez, ce que vous faites est une création de l’instant même. La mémoire seule y ajoute une continuité, c’est elle qui précise que vous étiez ici hier ou avant-hier.

Soyez sans relâche le témoin de vos activités, la vigilance clarifie le mental et vous situera tôt ou tard sciemment au-delà de lui.

Soyez lucide et renoncez à ce que vous n’êtes pas.

L’univers dont vous êtes la source obéit à sa propre loi, selon sa propre ordonnance. Ne cherchez pas les causes de ce que vous croyez être ; c’est une dépense d’énergies complètement vaine. Ce que vous êtes foncièrement est au-delà de toute cause et de tout perfectionnement. Se croire l’auteur de ses actes a sa racine dans l’illusion d’un moi et de ses propriétés.

Vous devez fréquemment, et aussi souvent que l’occasion s’en présente, vous tourner vers ce qui est à l’arrière-plan. Votre attention se perd constamment dans les objets et les idées, et le sen d’être vous échappe entièrement. Devenez spectateur du courant de votre vie, de vos motifs, de vos actions et de leurs résultats.

Souvenez-vous, aussi souvent que l'occasion s'en présente, que dans une expérience objective vous êtes l'ultime connaisseur, en dehors de tout espace-temps.

Nous ne pouvons changer la Société ou notre environnement qu'en changeant nous-mêmes.

L'objet n'a pas de réalité, c'est nous seuls qui lui en créons une. C'est notre mental qui crée l'objet.Sans mental, il n'y a pas d'objets, il n'y a que Conscience.Donc, ce que nous appelons le monde, la maladie, la souffrance, etc.,est uniquement une projection mentale, pas autre chose.

Comment la Conscience pourrait-elle être témoin de changement d'états, tels que la jeunesse, la maturité et la vieillesse, ou le sommeil, la veille et le rêve, et comment pourrait-elle les constater si elle n'était hors du changement?

Le"Percipient" est donc d'une tout autre nature que ce qui est perçu.

Vous vous êtes incarnés pour vous connaître,rien d'autre.

Si vous vous souvenez de votre enfance ou de votre adolescence, c'est que "Celui" qui connaissait ces différents états est toujours présent et identique à lui-même.

Le monde et ses objets ne sont rien d'autre que sensorialité.C'est par l'intermédiaire du mental et de ses agents, les sens, que le monde nous apparaît.Et lorsqu'on admet, non seulement que le mental et les sens sont des objets perçus, mais encore qu'ils sont en continuel changement, il nous devient évident qu'ils ne contiennent pas notre véritable nature.

Nous sommes le Témoin de l'incessant mouvement des choses de ce monde, Témoin qui est soustrait au devenir, qui est étranger à l'Espace et au Temps, et qui ne connaît ni naissance ni mort.

Il ne s'agit là nullement d'une croyance ou d'une foi mais d'une expérience, d'un vécu qui dépasse toute spéculation intellectuelle et qui nous reconduit à la liberté inconditionnée et à la joie pure de l'être.
Merci au blog "etre et conscience"