mercredi 8 mai 2013

YOGA 2012/2013 - ST MAXIMIN LA STE BAUME - AUBAGNE - MARSEILLE - GARDANNE - NANS les PINS - BRIGNOLES - TOURVES - SEILLONS SOURCE D'ARGENS - AIX-EN-PROVENCE - JEAN ARACIL - PROFESSEUR DIPLÔ ME FFHY - 06 61 19 88 60 - jean.aracil@yahoo.fr

Siddharameshwar Maharaj


« Tout ce qui est perçu par le biais du mental et de l’intellect doit être dépassé.
Le monde matériel, lui-même produit d’une perception, autrement dit d’un concept, doit être transcendé.
Il ne restera plus alors que la conscience.
Mais cette conscience est elle aussi née de l’ignorance.
C’est à cause de l’ignorance que nous sommes conscients.
A l’origine, Vidyamaya, la connaissance-illusion, est une impulsion spontanée qui donne naissance à un concept en quelque sorte latent, manifesté sous une forme subtile.
Puis, lorsque ce concept revêt une forme objective, plus grossière, cette vidyamaya est transformée en avidyamaya, l’ignorance-illusion, qui, à son tour, donne naissance à ce que l’on appelle habituellement la connaissance objective.
La pureté, elle, est un état dans lequel n’existe aucune trace du sentiment « je suis le corps ».
Votre identification au corps n’aurait jamais eu lieu si l’intelligence ne s’était associée au physique.
Débarrassez-vous donc des pensées qui concernent votre corps, et de l’idée que vous êtes ce corps.
Alors la pure connaissance de votre Soi brillera dans toute sa splendeur, et vous-même en serez le témoin.

Atman, Brahman et Parabrahman

Quel que soit l’état que traverse votre corps, la veille, le rêve, ou le sommeil sans rêve, le Soi reste inchangé.
A l’état de veille, l’âme du mortel est appelée vishwabhimani atman, le Soi conditionné par le monde et qui en retire l’orgueil du « je ».
Dans l’état de rêve, l’âme est appelée tejas ; c’est le Soi lumineux.
Quand vous sortez du sommeil profond, vous devenez conscient de vous-même en tant que « je suis ». 



Cette conscience est naturelle et spontanée ; mais elle varie d’intensité selon les personnes et les moments.
Ainsi, parfois, vous ne savez pas où vous êtes quand vous vous réveillez. Mais presque aussitôt vous reprenez conscience de vous-même, au sens profane du terme ; vous concevez « je suis un tel, une telle ».
Cette conscience d’être quelque chose ou quelqu’un est la connaissance individuelle.
Quand vous vous réveillez, vous oubliez Paramatman, celui qui est au-delà de l’atman, au-delà du soi individuel.
Vous descendez ainsi du sat-chit-ananda (existence-conscience-félicité), c’est à dire du plus haut niveau de la conscience, au niveau le plus bas.
Une telle descente est naturelle et inévitable ; et elle se produit pour toutes les créatures.
Cette conscience, limitée par le corps, est appelée atman.
Mais dès que vous abandonnez votre identification au corps, votre conscience est Parabrahman et vous êtes transfiguré.
Vous devenez le Suprême, l’Absolu, celui qui est au-delà de Brahman.

De l’état d’observateur à la pure Connaissance

Aussi bien ce qui est expérimenté par les sens, que le mental et l’intellect, tout cela est non seulement éphémère et imprégné de souffrance, mais ce n’est pas vous, ce n’est pas réel.
Le Soi est le témoin de tout ce qui est vu par le mental.
Aussi considère-t-on que Turya, cet état de conscience dans lequel on a le sentiment d’être l’observateur, est supérieur aux trois états communs : le sommeil sans rêve, le rêve et l’état de veille.
Pourtant, même dans ce quatrième état, la dualité existe encore.
En effet, l’observateur reste celui qui voit, face à ce qui est vu. L’observateur et la chose observée sont tous deux présents. Il y a donc bien toujours dualité.
L’observateur n’est qu’une idée, un concept. Ce n’est pas la véritable Connaissance. Celle-ci ne peut être atteinte que dans l’état d’unité totale qui n’inclut rien qui serait autre.
En fait, tout état de conscience est altéré ; alors que Paramatman n’est affecté par rien.
Mais votre pur Paramatman s’est à présent transformé en un « je » particulier, imprégné d’ego ; et tant que vous échouez à comprendre que le monde matériel, dans sa totalité, est illusoire, l’ego persiste et vous reprenez naissance.
Oui, c’est l’ego qui est responsable de votre venue au monde, c’est lui, le « je » qui prend naissance.
Et dès que vous avez un corps, recommence le cycle du désir et de la peur, du « je » et du « mien »…
Bien que ce corps soit impur, Rama le Seigneur réside en lui.
Etant omniprésent, Il se trouve aussi dans l’impur, dans ce corps plein de désirs et de peurs.
Mais la présence du Seigneur n’empêche que vous ne trouverez la paix et n’atteindrez la Connaissance qu’en vous débarrassant du désir et de la peur.
Autrefois, les gens à l’automne de leur vie se retiraient de l’activité du monde profane et s’isolaient dans la forêt pour trouver la paix.
Isolez-vous avant qu’il ne soit trop tard, avant que la conscience qui est en vous ne fasse le saut final !

L’état naturel

L’aspirant doit toujours rester centré sur sa recherche, garder en lui l’étincelle vivante qui suffira à embraser le feu de la connaissance.
La Connaissance « je suis le Brahman » peut être atteinte.
Mais comment ?
Méditez sur le « comment peut-on être Brahman ? ».
Si vous y réfléchissez profondément, ce que vous trouverez sera vous-même, votre Soi.
C’est un exercice qui vous sera grandement bénéfique.
Le fait que vous vous soyez oublié est l’obstacle que vous devez surmonter par la réflexion et la méditation.
La connaissance s’ensuivra automatiquement.
Alors vous serez définitivement transformé, uni à jamais au Soi.
Le mental n’existe qu’en présence de changement ; sinon, il n’y a pas de mental, ou plutôt pas de mouvement, de séparation, dans le mental.
La connaissance est atteinte lorsque l’on a exploré et compris l’origine des êtres… puisque cette origine réside dans la connaissance elle-même.
La connaissance est l’origine du monde, mais vous ne pouvez l’acquérir que lorsque vous vous immergez totalement dans l’état naturel.



« L’état naturel est le summum
« Méditation et pratique viennent ensuite,
« Vaine est l’adoration de l’idole, et
« Le pèlerinage est ce qu’il y a de plus bas ».

Le Soi est le tout-puissant

Lorsque la connaissance est atteinte, vous transcendez l’espace.
Autrement dit, quand vous retrouvez l’origine des êtres, vous n’êtes plus limité par l’espace.
Vous comprenez alors la nature de votre Soi, car vous êtes vous-même sous la forme de la connaissance du Soi.
C’est grâce au Soi que vous pouvez connaître.
« Dieu m’est redevable, à moi, le Soi, de sa nature divine qui est ma propre expression.
« La pluie également tient sa propriété intrinsèque de moi, le Soi ».
C’est Lui aussi qui anime le corps. Si votre jambe peut se mouvoir, c’est grâce à Lui.
Ainsi, le Soi est le tout-puissant, il est Dieu.
L’humain – en qui le Soi demeure – est investi du pouvoir absolu de qualifier et de mesurer tout ce qu’il perçoit.
Il ne tient qu’à lui également de considérer ce qu’il voit comme vrai ou faux.
S’il se concentre sur ce qui est irréel, il en sera profondément affecté car le monde illusoire revêt un masque de réalité.
Mais si, au contraire, il se concentre sur ce qui est vrai, il se focalisera automatiquement sur le tout-puissant sans même le savoir, et le rencontrera inévitablement. 




« Le tout-puissant demeure à l’intérieur.
« Si vous le cherchez ailleurs,
« Vous vous trompez de chemin,
« Vous vous égarez », dit Dnyanadeva.
Il demeure dans le Cœur de chacun, Il est en tous.

Retourner à la source

Quand on a la compréhension de soi-même on devient omniscient et éternel.
C’est alors seulement que l’on a la connaissance de la création de l’univers, de son équilibre et de sa destruction.
Nous comprenons le tout car nous sommes alors la connaissance elle-même.
Nous expérimentons que nous sommes la manifestation de la connaissance.
Quand notre être profond, notre existence, brille de la connaissance, notre suffisance vole en éclats. Le sens aigu de notre importance est réduit à néant.
Au temple nous tournons autour de la statue de Shiva dans l’intention de plaire à la déité et de nous élever jusqu’à elle pour parvenir à l’état de Shiva.
Dans le sens des aiguilles d’une montre nous faisons tout d’abord la moitié d’un tour, puis nous revenons sur nos pas à notre position initiale et nous continuons dans le même sens jusqu’à ce que l’autre moitié soit parcourue.
Enfin nous revenons encore à la position initiale.
Ceci est bien entendu symbolique : parcourir la moitié d’un cercle dans le sens des aiguilles d’une montre signifie œuvrer pour atteindre le but de la connaissance.
Mais finalement cette connaissance doit aussi être éliminée de manière à ce que l’ego ne puisse resurgir, c’est la signification du parcours de la deuxième moitié dans le sens inverse.
Le tour complet de Dieu signifie que la créature mortelle est transfigurée en Shiva immortel.

Vous êtes le Soi

Dans la pratique le Maître explique toute chose mais vous devez vous abandonner à lui.
Acceptez et pratiquez ce qu’il vous dit, la connaissance de soi s’ensuivra automatiquement.
Cette connaissance a, malgré tout, des réminiscences d’ego qu’il faut éliminer complètement.
C’est alors, seulement, que vous êtes transfiguré en Shiva, l’immortel.
Le soleil ne sait pas quelle heure il est, si c’est le matin, l’après-midi ou le soir, il ne sait même pas ce qu’est un jour.
C’est nous qui l’avons décidé et de plus nous l’avons déterminé en fonction de notre tête ! Midi c’est le moment de la journée où le soleil est juste au-dessus de notre tête.
Mais le soleil n’est pas limité par le temps, tout comme Brahman n’est pas limité par l’espace.
Brahman ne peut être défini en termes d’espace, il n’appartient à aucun lieu en particulier, il est omniprésent.
Il est plus petit que la plus petite des choses et plus grand que la plus grande !
Il est parfait et se suffit à lui-même, mais ce que vous êtes réellement est antérieur au Brahman et le dépasse infiniment.



« La créature mortelle qui appartient au monde est une partie de moi, le Soi immortel », dit la Bhagavad Gîta, « c’est parce que je suis, que le mortel existe, il m’est redevable, à moi, le Soi, de tous ses pouvoirs ».
L’impulsion de son pouvoir limité vient du pouvoir illimité du Soi.
D’où la mangue tient-elle ce goût si suave si ce n’est du Soi ?
Dès que vous comprenez et expérimentez que vous êtes le Soi, le sentiment d’être ceci ou cela s’évanouit totalement.
Le Soi est altéré lorsqu’il revêt la forme mortelle.
Les premiers pas sur le chemin spirituel débutent par la répétition du Naam mantra donné par le maître.
Au sens littéral naam signifie : je (l’ego) ne suis pas (Na : négation ; aham : je).
Le maître nous donne un mantra tout en nous expliquant que « je n’existe pas ».
De cette source jaillira la vérité ultime.

Réaliser que tout est irréel

Si le Soi n’illumine pas l’intelligence de l’homme, il reste dans l’ignorance.
Celui qui s’immerge totalement en Dieu est le véritable dévot, la séparation entre le je et le vous est illusion.
Si vous rencontrez le guide qui vous dévoile la nature éphémère et futile du désir pour les choses du monde, vous réaliserez que l’existence mondaine est sans valeur.
Vous serez alors détaché.
Qu’est-ce que le détachement ?
C’est le sentiment que tout, du plus insignifiant comme une brindille d’herbe par exemple, jusqu’au créateur lui-même, le seigneur Brahma, est irréel.
Vénérez le Soi comme la femme dévouée vénère son mari. Ne vénérez rien ni personne d’autre ou cela vous conduira à l’infidélité et votre vénération sera feinte.
Le septique se demande toujours comment le divin Brahman peut être identique à l’individu limité et mortel.
L’ignorant est en proie à ces doutes qui envahissent son esprit et il finit par conclure qu’il est impossible que le Brahman s’avilisse en devenant une créature mortelle.
Pour corriger cette notion erronée vous devez écouter attentivement la parole spirituelle et y réfléchir profondément.
Votre intérêt pour la parole du Maître doit être si intense qu’il en devient une obsession, et votre pratique également doit être soutenue.
C’est alors seulement que l’expérience suivra.
Le Maître opère un changement radical, une transformation incroyable de notre condition misérable de mortel (jiva) en Shiva immortel.
Il nous élève à un état supérieur.
Vous êtes affligé d’une maladie, puisque vous avez oublié votre véritable nature, c’est la maladie de l’existence mondaine.

Je ne suis pas le corps

Il y a deux obstacles majeurs à votre progrès spirituel.
C’est tout d’abord la notion d’impossibilité : « je ne peux pas être le tout puissant, c’est impossible, impensable que je puisse être le Soi ! ».
Le deuxième obstacle est l’idée bien ancrée que je suis le corps : « comment est-ce possible que tout d’un coup je ne sois plus le corps ? ».
Pour vous aider à atteindre l’océan de félicité et vous immerger en lui, le Maître a élaboré une méthode en trois phases :
FlechesDroite32x32-004 Pramata (l’aspirant, le sujet connaissant) : Celui qui cherche une preuve.
FlechesDroite32x32-004 Prameya (l’objet de connaissance, la théorie) : L’hypothèse « je suis Parabrahman » doit être prouvée par la réalisation de soi.
FlechesDroite32x32-004 Pramana (la preuve) : Vous devez ici vous défaire des deux phases précédentes qui, maintenant, deviennent illusoires.
La seule méthode que l’on doit suivre pour obtenir une preuve consiste à écouter la parole spirituelle et à la méditer profondément jusqu’à l’obsession.
Être obsédé par sa recherche est le signe d’un désir intense d’atteindre la réalité finale.
Répétez « je ne suis pas le corps », des centaines de fois ! La répétition d’un acte de nombreuses fois finit par le rendre naturel car, comme vous le savez, l’habitude est une seconde nature.
Vous serez alors totalement possédé par le désir intense de l’expérience directe ; d’expérimenter le Soi par vous-même.
Quand l’obsession pour le Soi est telle, l’expérience est sûre de se produire, vous avez alors accès à la perception « directe ».
Mais vous êtes dévoré par l’inquiétude et le tourment qui vous harcèlent sans relâche pour la seule raison que vous vous êtes identifié au corps.
Les cinq éléments qui constituent le corps ont aliéné le Soi, ils doivent être maîtrisés.
Laissez le sentiment « je ne suis pas le corps » grandir en vous.
Avant de manger un fruit vous le pelez, c’est l’intérieur que vous consommez, mais quand il s’agit du fruit de l’homme vous ignorez totalement son cœur pour ne vous concentrer que sur l’apparence extérieure, le corps grossier.
Abandonnez l’orgueil que vous nourrissez pour ce corps et cherchez qui vous êtes avec détermination et persévérance en éliminant au passage tout ce que vous n’êtes pas.

Se libérer du mental

Votre mental et vos désirs font obstacle à la recherche de votre véritable nature.
Le mental n’est qu’une accumulation de mémoire qui concerne les expériences passées et le désir consiste à entretenir leur souvenir dans l’espoir d’en jouir encore et toujours.
Pour vous libérer du mental vous devez le réorienter vers le Soi, en détournant votre attention des désirs.
Quand le but du mental est pur, il devient pur lui-même.
C’est le seul remède pour se libérer du mental.
Vous n’atteignez le détachement que lorsque votre attitude est ferme envers les désirs et votre attention réorientée du désir vers le Soi.
C’est seulement lorsque vous vivez dans la constante félicité du Soi que plaisirs et douleurs ne vous affectent plus. 



Lorsque l’on dit que le seigneur Rama prend forme dans la matrice de sa mère Kaushalya (la dextérité), cela signifie que Rama, le Soi, s’épanouit en ceux qui écoutent attentivement les conseils du Maître et les appliquent avec justesse et dextérité à la réalisation de soi.
Alors que les objets excitent les sens, l’Atman (le Soi) pressent que le plaisir est dans leur sillage.
S’étant oublié lui-même, il est stimulé dans leur poursuite par le désir de les posséder.
Le Soi qui, par nature est pur, se cristallise en concepts et convictions qui le rendent impur, il prend alors la forme du mental.
Ces désirs ne sont que concepts conçus par le Soi via le mental.
Ainsi le mental et les pensées qu’il produit ne sont que le Soi.
Ayant produit ces pensées, le Soi se lance à leur poursuite.
Le Soi est appelé pur avant que les concepts ne surgissent, mais dès qu’un concept jaillit, on l’appelle « mental ».

L’éveil

Puisque les « dix sens » sont à l’origine de cette déviation du Soi, ils doivent être vaincus, et pour cela vous devez être le seigneur Rama, le vainqueur de Ravanna, le monstre à dix têtes (les dix sens).
Le Seigneur Rama est omniprésent, il embrasse l’univers entier, il est le tout-puissant, l’origine même de tous les pouvoirs.
Il prédomine parmi les dieux, il est Atmaram, celui qui se réjouit en lui-même, le Soi.
De lui s’élève le pouvoir imaginatif qui prend spontanément la forme de concepts qui, à leur tour, vont le distraire et le divertir.
Son attention est alors captivée par les concepts et détournée de lui-même.
Dès que son attention est divertie les concepts arrivent au galop, et d’Atmaram il devient l’Atman altéré, absorbé dans le processus des concepts.
Ces derniers prolifèrent et enveloppent le Soi pour le recouvrir.
Le Soi est désormais défini comme « mental ».
Les concepts ont alors une forme définie.
Le monde illusoire est né.
Ainsi le monde perçu et vécu par l’ignorant n’est que l’extension de l’imagination projeté par le Soi. C’est une illusion, un simple vagabondage du Soi, rien de plus.
Dans le processus de développement du mental, le Soi commence à imaginer les sens et, peu à peu, ces fantasmes se cristallisent en convictions.
Maintenant, seul un grand bouleversement pourra rétablir le Soi et permettre de passer au crible du discernement sa production fantasque.
Ce grand bouleversement est appelé « éveil », ce qui signifie se rappeler de soi-même.
Ainsi, celui qui comprend que le monde est illusion est le conquérant du monde.
Il est Dieu, le tout-puissant, le vainqueur, ou tout autre nom que vous choisissez pour lui.
Dans les Puranas, le mental est symbolisé par le personnage de Narada, un grand sage, dévot de Vishnou.
Il provoquait habilement toutes sortes de situations pour convaincre l’homme de prendre le chemin de la dévotion, l’aidant ainsi à atteindre la réalisation de soi.
C’est par un manque singulier de discernement que le Soi (atman) se tourne vers le royaume des concepts.
Des ondes de concepts s’élèvent alors dans le Soi.
C’est ainsi que naissent les désirs.
Tandis que nous sommes concentrés sur la gratification des désirs, vague après vague les concepts surgissent et nous noient dans l’illusion.
Ainsi le Soi est limpide et paisible lorsqu’il n’est pas altéré ni obscurci par les effluves des concepts que l’on appelle mental.
L’atman altéré est le mental. »

 http://vous-y-etes.com/



S0

samedi 20 avril 2013

YOGA 2012/2013 - ST MAXIMIN LA STE BAUME - AUBAGNE - MARSEILLE - NICE - GARDANNE - NANS les PINS - BRIGNOLES - TOURVES - SEILLONS SOURCE D'ARGENS - AIX-EN-PROVENCE - JEAN ARACIL - PROFESSEUR DIPLÔ ME FFHY - 06 61 19 88 60 - jean.aracil@yahoo.fr

L’ASSOCIATION " LES ATELIERS YOGA DE LA SAINTE BAUME"

vous propose

Ateliers YOGA ENFANTS DE 5 à 10ANS
ÉCOLE PAUL VERLAINE 
tous les Samedis à 16h (durée 45mn)(sf vacances scolaires)


STAGE DE YOGA 
le 14 Avril à 12h30 (durée 4h)
LES 7 CHAKRAS


STAGE DE YOGA
École Grand Pin
le 2 JUIN  à 9h30 (durée 2h30)
Le PRANAYAMA



Aperçus sur le prânâyâma
Yoga, chacun le sait, veut dire « union ». On entend en général par là l’union de l’être humain avec l’Universel (laquelle, soit dit en passant, ne serait nullement possible si elle n’était déjà potentiellement réalisée). Mais, dans les yogas tantriques dont fait partie originellement le hatha-yoga, l’union qui est aussi visée est celle de la Conscience (Shiva) et de l’Energie (Shakti). Ce terme et cette notion d’énergie parlent beaucoup à nos contemporains. Partout, sur tous les plans, il n’est question que d’éveiller, développer, accroître, intensifier l’énergie. Il y a parfois quelque chose de naïf, de stupide, et parfois aussi de dangereux, de terrifiant (si l’on songe aux applications économiques ou militaires) dans cette quête effrénée de « toujours plus » d’énergie, de puissance, comme si la Shakti était d’ordre matériel et quantitatif. Les sages de l’Inde, même tantriques, n’ont cessé en effet de nous mettre en garde contre une recherche de l’énergie pour elle-même, sans l’éclairage, sans l’accompagnement lucide de la Conscience témoin. Mais c’est ainsi : l’être humain est avide de phénomènes et le chemin de l’Energie, flamboyant et fertile en sensations, exerce une séduction beaucoup plus vive que celui, aride et abrupt, de la Conscience pure.
La première erreur est que l’on confond souvent l’Energie et ses manifestations. Par exemple, le souffle, la sexualité, la pensée, la parole sont des manifestations de l’Energie mais ne sont pas l’Energie elle-même. S’attarder sur l’une ou sur l’autre de ces manifestations revient à confondre le flot avec la source, la forme avec le fond, le doigt qui montre la lune avec la lune elle-même. Tant que vous travaillez tel ou tel de ces aspects, vous obtenez sans doute des « expériences », vous gagnez même éventuellement des « pouvoirs », mais vous ne sortez jamais du cercle de l’ego, du désir, du vouloir individuel, vous restez dans le devenir, le samsâra… Tout autre chose est la plénitude d’énergie qui se dégage spontanément de la réalisation de l’Etre, sans l’intervention d’aucune méthode, sans manipulation de l’ego.
Précisons encore la notion d’énergie. Les taoïstes chinois ont fait dans ce domaine des distinctions aussi subtiles qu’utiles. Ils reconnaissent d’abord l’énergie naturelle que chaque individu possède et qui est fournie essentiellement par l’alimentation et la respiration. Puis vient l’énergie transformée par une pratique. Elle est de deux ordres : en premier l’énergie transformée extérieure, c’est-à-dire l’énergie naturelle modifiée, renforcée par l’effort volontaire et musculaire et par l’entraînement ; cette sorte d’énergie est considérée comme inférieure, profane, non fondamentale en tout cas dans une recherche d’Eveil. Mais il existe aussi une énergie transformée intérieure qui se développe, s’affine par une pratique initiatique (comme le Tai-ji en Chine ou le hatha-yoga en Inde). Pourtant même cette énergie subtile (jin) n’est pas encore la source, elle n’en est que la manifestation. La véritable source, c’est le « souffle intérieur » (qi), qui est en mouvement avant la naissance et peut être retrouvé par la pratique notamment respiratoire. Mais là encore prenons garde : il ne s’agit pas de la respiration physiologique constituée par l’alternance de l’inspir et de l’expir et qui s’est mise en mouvement dès la naissance. Le véritable souffle est interne : on dit encore « embryonnaire » ou « prénatal ». Chez la plupart d’entre nous, il n’est pas conscient. Il peut le devenir.
Dans la pratique indienne de même, tout prânâyâma commence par la conscience, la prise de conscience. Mais conscience ne signifie pas forcément contrôle. Car les gens obsédés de contrôle ne s’interrogent pas assez sur le contrôleur. Qui contrôle quoi ? Comment l’ego – qui est par nature limité, dysharmonieux – pourrait-il espérer amener un ordre, une harmonie dans le corps et le mental ? Ceux qui poursuivent avec acharnement ces méthodes ne voient pas qu’ils tournent en rond, qu’ils ne font au mieux qu’élargir leur prison. Que vous soyez capable de retenir votre souffle vingt secondes ou vingt minutes ne change pas grand-chose : de toute façon vous atteindrez toujours une limite, qui est celle soit de l’espèce, soit de votre incarnation actuelle.
Est-ce à dire qu’il ne faut rien faire ? Je suggère d’abord de se laisser respirer. Je sais : cette expression, souvent employée dans les cours de yoga, est devenue un cliché. Il n’empêche qu’elle recèle un sens profond. Ne pensez jamais, lorsque vous expirez, que vous « chassez » l’air : pensez plutôt (ou plutôt faites-le sans penser) que vous le donnez, que vous l’offrez. De même, n’associez jamais l’inspiration à un « prendre » : recevez, accueillez, acceptez ce qui vient. Ne laissez jamais intervenir la volonté dans les intervalles, abandonnez l’idée et jusqu’au mot de « rétention » (quelle avarice de vouloir retenir !). Le souffle s’interrompt, se suspend : très bien, observez, contemplez, savourez cette absence, sans projection, sans anticipation. Le souffle reviendra quand il voudra, il vous quittera quand il voudra. Ou encore inversez la perception ordinaire, imaginez que vous êtes le souffle et non pas celui qui reçoit et évacue le souffle. Prenez le point de vue du souffle. Vous allez, à l’inspir, envahir ce corps, ces poumons que vous aviez la mauvaise habitude d’appeler vôtres : quelle exploration fabuleuse ! Vous allez, à l’expir, pénétrer, envahir cet espace paraît-il extérieur, allez loin, aussi loin que votre esprit peut aller, que votre souffle-esprit devienne l’oie migratrice, traversez le ciel, diffusez-vous à l’infini.
Quand vous aurez expérimenté cela, il se peut que les « exercices » traditionnels de prânâyâma, les kapâlabhâti et les bhastrikâ auxquels vous vous shootiez, perdent beaucoup de leur attrait. Peut-être mais peut-être pas. Je ne veux rien préjuger. Il se peut au contraire que vous les redécouvriez avec une nouvelle fraîcheur et que les jeux retrouvés de l’Energie vous plongent, à vous en couper le souffle, dans la Joie véritable.
Pierre Feuga
















mardi 2 avril 2013

YOGA 2012/2013 - ST MAXIMIN LA STE BAUME - AUBAGNE - MARSEILLE - GARDANNE - NANS les PINS - BRIGNOLES - TOURVES - SEILLONS SOURCE D'ARGENS - AIX-EN-PROVENCE - JEAN ARACIL - PROFESSEUR DIPLÔ ME FFHY - 06 61 19 88 60 - jean.aracil@yahoo.fr





 
COURS YOGA ENFANTS École Paul Verlaine
Tous les Samedis (sf vacances scolaires)  de 16H à 16h45
SUR RESERVATION


Stage de Perfectionnement le 9 AVRIL 2013
chakra AJNA - Les 5 Souffles - Pranayama, la progression - Pratique/Détachement


Stage de Perfectionnement le 14 MAI 2013
théorie et pratique des 7 Centres énergétiques

Stage de Yoga à St Maximin
Dimanche 2 Juin 2013 de 9h30 à 12h
Le PRANAYAMA
Présentation des textes fondateurs du Yoga et de l’Ayurveda :
-         Yoga Sutra de Pantajali
-          Samkya Karika
-         Upanishad
-         Bhagavad Gîta
-         Yoga Vasishtha
-         Hatha Yoga Pradîpika
La pratique s’appuie toujours sur des textes traditionnels de l’Inde.
 
YOGA SUTRA DE PATANJALI

Il est l’un des six darsana, système philosophique de l’Inde, composé de 195 aphorismes.
Traditionnellement il se transmet oralement, en tête-à-tête.
Il est d’une profonde richesse et considéré comme un moyen privilégié pour la découverte du soi.
 
SAMKHYA KARIKA

Œuvre indienne dont la valeur est exemplaire et universelle, le "SAMKHYA KARIKA" a influencé la majorité des systèmes de pensées de l’Inde et plus particulièrement le Yoga et l'Ayurveda.
Le "SAMKHYA KARIKA"  , traité du dénombrement, rédigé par le Sage KAPILA quelques siècles avant notre ère, expose le point de vue de la métaphysique indienne et forme l’un des 6 Darshana.
Le SAMKHYA est souvent associé au Yoga de Patanjali.
D'après le Samkhya, toutes les manisfestations extérieures et intérieures ont pour origine une cause substantielle commune la PRAKRTI, composée de 3 éléments fondamentaux les GUNA (SATTVA :"la stabilité", RAJAS : "l'activité" et TAMAS : "l'inertie"). Le monde se manifeste de manière différente selon la proportion de ces 3 entités. Mais il existe aussi une entité de nature opposée à PRAKRTI, qui ne subit, elle, aucun changement, nommée PURUSHA : la Conscience Pure.
 
 
UPANISHAD
 
Les Upanishads constituent l’un des ensembles les plus typiques de la pensée de l’Inde ancienne et possèdent un caractère ésotérique.
Le terme "UPANISHAD" se traduit par "équivalence" , " assis auprès de" et désigne un corpus de textes à tendance spéculative.
Upanishad désigne un enseignement oral reçu auprès d'un maître. Cet enseignement insiste sur l'équivalence entre l'âme individuelle: ATMAN et le Créateur de l'Univers: BRAHMAN, et sur l'équivalence entre le microcosme et le macrocosme. Cette équivalence a constitué un véritable changement par rapport aux VEDA, car elle envisage la possibilité de la réalisation par le biais d'une expérience personnelle.
Les Upanishad constituent une des bases de l'enseignement du Yoga et donnent beaucoup de renseignements techniques pour créer les conditions favorables à la réalisation de l'état d'unité.
Extraits :
« Le seuil de la Réalité est recouvert d’un voile de lumière dorée. Dévoile-le, ô Seigneur, car mon dharma consiste à vivre la vérité ». Isha Upanishad
« Il serait plus facile à l’homme de plier le ciel comme un drap que de mettre un terme à toutes ses souffrances sans se tourner vers Toi ». Shvetashvatara Upanishad
 
 
BHAGAVAD GITA

La "Bhagavad Gîta" , le Chant du Bienheureux, est, parmi les textes religieux indiens, l'un des plus populaires. Il appartient au Mahabharata, épopée indienne écrite il y a environ 2000 ans, et s'ouvre sur le champ de bataille du "dharma" par le désarroi d'Arjuna, un chef de guerre, hésitant à affronter ses cousins dans une guerre fratricide.

Le dieu Krishna ayant pris l'apparence de son cocher, lui enseigne en dialoguant avec lui, les voies du Karma Yoga, du Jnana Yoga et du Bhakti Yoga.
Extraits: IX.26 à 36 "
En vérité, des fruits du bien et du mal tu seras affranchi, ils sont liés à l'action. Je ne fais pas de distinction dans tout ce qui existe, nul n'est rejeté ni choisi, mais ceux qui s'ouvrent à Moi de tout leur coeur, ils sont en Moi et je suis en eux. On entre aussitôt dans le plan créateur, on atteint une sérénité sans faille. Rends-toi à l'évidence, Arjuna, ouvert à DIEU, on échappe à la mort." .
 
 
YOGA-VASISHTHA

Le yoga Vâsishtha est vénéré en Inde tant par sa teneur philosophique et sa mystique, que pour sa beauté littéraire. Rédigé au VP siècle, ce texte est un des sommets de la spiritualité, au même titre que la Bhagavad Gîtâ ou le Râmâyana. Il est reconnu comme l’enseignement ultime. Le Yoga Vâsishtha forme une synthèse du yoga, du Sâmkhya, des Uspanishad et du bouddhisme. Le sage Vasishtha nous guide sur la voie de l’éveil et de la joie.

Une des grandes originalités du Yoga Vâsishtha est qu’il considère l’expérience directe de la Réalité comme la seule et ultime source de connaissance, et donc d’ expérience libératrice. Cette prise directe avec la Réalité passe par une profonde vigilance, d’instant en instant. Une spiritualité libre à la base, qui ne prescrit aucune Écriture, aucun chemin plus qu’un autre, si ce n’est celui de la connaissance du Soi. A travers cette connaissance, la Réalité peut se manifester et se révéler dans l’”intelligence du coeur”, celle qui fait dire au sage Vâsishtha: “Râma, sois un grand homme d’action, un homme de grande expérience et un grand sage”.
Quelques versets :
Chapître 10, verset 21 :
Le bonheur suprême appelé nirvâna, la cessation des morts et des renaissances, ne s’atteint que par la connaissance.
Chapître 12, verset 12 :
En vérité, il est clair que les souffrances disparaissent avec la recherche du Soi (atma-vichara).
Chapître 21, verset 7 :
Le sage reconnaît la seule connaissance du Soi comme connaissance suprême (jnana). Au contraire, les autres formes de connaissances ne sont qu’une fausse connaissance due à la non-perception de la vérité (ou de l’essence des choses).
Chapître 77, verset 1 à 30 :
Le sage n’attend rien du futur et ne regrette rien du passé. Il vit sans être impliqué dans le présent, et malgré cela, tout est accompli (à travers lui).
Reposant, il demeure éveillé et inversement. Tout s’accomplit et il n’agit pas. Ayant intérieurement renoncé à tout, extérieurement il semble engagé dans l’activité la plus intense. Il demeure dans un état permanent d’équilibre.
Ses actions sont délibérées et justes, libres de toute implication et dualité.
Le sage n’est attaché par rien ni personne.
Son comportement semble doux ou dur pour celui qui l’est. Il est un enfant parmi les enfants, un vieil homme parmi eux, un héros parmi les héros, un jeune home parmi les jeunes et un affligé par mi les affligés.
De par ses nobles actions il ne cherche rien à obtenir, il est tout de noblesse ; il ne recherche ni n’est tenté par les plaisirs. Il n’est pas dépendant de la servitude ni même de la libération.
Les voiles de l’ignorance et de l’illusion ont été consumées par le feu de la sagesse. Libéré, l’oiseau de sa conscience s’est envolé très haut.
Il n’est pas emporté (par l’émotion et la joie) quand ses efforts portent leurs fruits, ni ne s’afflige s’ils ne s’accomplissent pas.
Il semble prendre et abandonner avec l’insouciance d’un enfant. Il n’est pas surpris si la lune brille chaudement ou si le soleil brille froidement. Sachant que le Soi – qui est l’infinie Conscience – peut manifester tous ces phénomènes, il n’en est pas surpris (Chap. 77, verset 30)
Chapître 66, verset 12 :
Celui qui est fermement établi dans le Soi, qu’il soit au repos ou engagé dans l’action, demeure en paix avec lui-même.
L’absolu est au-delà de tout changement
Méthode proposée par Väsishtha :
a)     La dissolution du mental (manonâsha) à travers la réalisation de son irréalité
b)     La négation de l’imagination (samkalpa-cheda)
c)      Le détachement envers le plaisir des sens (indriyas)
d)     Le renoncement aux désirs (vâsana-tyâga) à travers leur accomplissement
e)      La dissolution du sens de l’ego (aham-bhâvanasha)
f)       La pratique soutenue (asangâ-bhyâsa)
g)      L’équanimité (samatâ)
h)     La liberté dans l’action (karma-moksha)
i)        Le détachement suprême (vaïrâgya)
j)        L’expérience de l’Absolu (samâdhi).
 
"Le Yoga Vasishtha" Traduction et commentaires Patrick Mandala - Editions Accarias L'Originel
 
 
HATHA YOGA PRADIPIKA
 
La "HATHA YOGA PRADIPIKA", la petite lampe du yoga, écrit au 15e siècle, expose l'enseignement du yoga de façon extrêmement pragmatique.



Il propose d'obtenir l'état de réalisation de la conscience par des techniques de contrôle du corps : ASANA, de contrôle respiratoire : PRANAYAMA, par des gestes particuliers agissant sur l'énergie vitale : MUDRA et BANDHA, pour atteindre l'état de méditation : DHYANA et enfin la réalisation de l'état d'unité : SAMADHI.



Extraits : I.64 "La réalisation vient à celui qui est constamment engagé dans la pratique yogique. Comment viendrait-elle à l'inactif? Ce n'est pas simplement en lisant les traités que la perfection en yoga peut naître."

CENTRE DE YOGA 

Clermont-Ferrand - Cournon d'Auvergne 63


 


 









dimanche 17 mars 2013

YOGA 2012/2013 - ST MAXIMIN LA STE BAUME - AUBAGNE - MARSEILLE - GARDANNE - NANS les PINS - BRIGNOLES - TOURVES - SEILLONS SOURCE D'ARGENS - AIX-EN-PROVENCE - JEAN ARACIL - PROFESSEUR DIPLÔ ME FFHY - 06 61 19 88 60 - jean.aracil@yahoo.fr





COURS YOGA ENFANTS École Paul Verlaine
Tous les Samedis (sf vacances scolaires)  de 16H à 16h45
SUR RESERVATION

 Stage de yoga à l'Ecole grand Pin
Dimanche 24  MARS 2013  de 9h30 à 12h
Le YOGA THERAPEUTIQUE (Yoga Cikitsa)

Les énergies du Printemps et le Yoga
INSCRIPTIONS OUVERTES

Stage de Perfectionnement le 9 AVRIL 2013
chakra AJNA - Les 5 Souffles - Pranayama, la progression - Les Tantras


Stage de Perfectionnement le 14 MAI 2013
théorie et pratique des 7 Centres énergétiques

Stage de Yoga à l'Ecole Grand Pin
Dimanche 2 Juin 2013 de 9h30 à 12h
Yoga Thérapeutique
Les 8 membres du Yoga







Maître ECKHART




4. De l'utilité de l'abandon que l'on doit accomplir intérieurement et extérieurement


Tu dois savoir que jamais encore personne ne s'est assez renoncé en cette vie qu'il ne trouve à se renoncer davantage encore. Peu de personnes prennent vraiment cela en considération et s'y maintiennent. C'est une équitable compensation et un juste échange: dans la mesure où tu quittes toutes choses, dans cette même mesure, ni plus ni moins, Dieu pénètre en toi avec tout ce qu'il a, tout comme tu as quitté complètement toutes choses qui sont en toi. Commence par là et paie pour cela autant que tu peux. C'est là que tu trouveras la véritable paix, et nulle part ailleurs.


Les gens ne devraient pas tant penser à ce qu'ils font, ils devraient penser à ce qu'ils sont. Si les gens étaient bons ainsi que leur manière d'être, leurs œuvres pourraient vivement rayonner. Si tu es juste, tes œuvres aussi sont justes. Ne pense pas que la sainteté se fonde sur les actes, on doit fonder la sainteté sur l'être, car ce ne sont pas les œuvres qui sanctifient, c'est nous qui devons sanctifier les œuvres. Si saintes que soient les œuvres, elles ne nous sanctifient absolument pas en tant qu’œuvres, mais dans la mesure où sont saints notre être et notre nature, dans cette mesure, nous sanctifions toutes nos œuvres, que ce soit manger, dormir, veiller ou autre chose. Ceux qui ne sont pas d'une nature élevée, quelles que soient les œuvres qu'ils accomplissent, elles ne valent rien. Remarque par là tout le zèle qu'il faut apporter à être bon, non pas tant pour ce que l'on fait ou par la nature des œuvres, mais bien par le fondement des œuvres.





5. Note bien ce qui rend bons la nature et le fond de l'homme


La raison qui fait que la nature et le fond de l'homme sont grandement bons et qui rend bonnes les œuvres de l'homme, c'est que l'esprit de l'homme soit totalement tourné vers Dieu. Tends tout ton effort vers la grandeur de Dieu et que toute ton application et ton zèle soient pour lui en toutes tes œuvres et tout ton renoncement. En vérité, plus tu te comportes ainsi, meilleures sont tes ouvres quelles qu'elles soient. Si tu t'attaches à Dieu, tout bien s'attachera à toi. Cherche Dieu et tu trouveras Dieu et tout bien. Oui, en vérité, tu pourrais dans une telle disposition d'esprit marcher sur une pierre, ce serait une oeuvre plus divine que si tu pensais à toi-même en recevant le corps de Notre-Seigneur et que ton intention soit moins détachée de toi. A celui qui s'est attaché à Dieu, Dieu et toutes les vertus s'attachent. Et ce que tu cherchais auparavant te cherche maintenant; ce que tu poursuivais auparavant te poursuit maintenant et ce que tu voulais fuir auparavant te fuit maintenant. C'est pourquoi, à celui qui est grandement attaché à Dieu, toutes choses divines s'attachent, et le fuit tout ce qui est loin de Dieu et étranger à Dieu.





Extraits de Les Traités de Maître Eckhart, coll. Sagesses, Ed. du Seuil, p57-58, 1971.


















samedi 2 mars 2013

YOGA 2012/2013 - ST MAXIMIN LA STE BAUME - AUBAGNE - MARSEILLE - GARDANNE - NANS les PINS - BRIGNOLES - TOURVES - SEILLONS SOURCE D'ARGENS - AIX-EN-PROVENCE - JEAN ARACIL - PROFESSEUR DIPLÔ ME FFHY - 06 61 19 88 60 - jean.aracil@yahoo.fr





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 RAMANA MAHARSHI

«C'EST LE SEIGNEUR QUI BRILLE AU CENTRE DE L'ESPRIT » Ramana Maharshi, La connaissance de l'Être
 Y a-t-il une Connaissance de l'Être si ce n'est venant de Lui ? L'Être Absolu a son « être » dans le Cœur, libre de [la dualité impliquée par] la pensée. II est le Cœur lui-même.
 Qui donc alors peut-il le concevoir et comment ? En vérité, demeurer dans le Cœur, c'est Le connaître. [...]
 Quels que soient le nom et la forme sous lesquels nous adorons l'Absolu sans nom et informel, immanent en tout, ce sera une aide pour le réaliser ; cependant le réaliser véritablement est seulement découvrir son propre être dans Son Être et, se retirant en Lui être un avec Lui. [...]
 C’est le Seigneur qui brille au centre de l'esprit (comme Conscience pure) et qui l'éclaire de sa lumière. À moins de retourner l'esprit vers l'intérieur et de l'enraciner en Lui, comment pouvons-nous Le connaître au moyen de l'esprit individuel ?
Comme celui qui plonge, cherchant à trouver un objet tombé au fond de l'eau, ainsi devons-nous plonger à l'intérieur de nous-mêmes, nous concentrant, réprimant la parole et le souffle afin de trouver le lieu d'où provient et d'où surgit le « Je ».
La Voie de la Connaissance (Jnana-marga) consiste à plonger à l'intérieur de nous-mêmes, sans proférer le mot « Je » sinon pour nous demander d'où ce "Je" provient. Méditer sur « Ceci n'est pas Je » ou « Je suis Cela » peut être une aide, mais comment ces questions en elles-mêmes peuvent-elles former matière à réflexion ?
Lorsque l'esprit se demandant intérieurement « Qui suis-je ? » atteint le Cœur, venant de Lui-même quelque chose se manifeste comme « Je-Je » de sorte que le « je» individuel doit, honteux, courber la tête et disparaître. Quoique se manifestant ainsi, il n'est pas « Je » par nature mais Perfection et n'est autre que le Soi.
Chez ceux pour qui la Béatitude qui s'élève après la destruction de l'individualité est la substance même du Soi, qu'y a-t-il à accomplir ? Ils ne connaissent rien d'autre que le Soi. Comment pouvons-nous concevoir la nature de l'état où ils sont ?
Méditer sur « Je suis cela, non ceci » et ne pas le reconnaître effectivement et demeurer comme nous sommes - quoique les Écritures déclarent « Tu es cela » - n'est que désir du mental puisque en fait nous ne sommes jamais rien d'autre que Cela.
« Je ne me connais pas moi-même » ou « Je me connais moi-même », parler ainsi  est ridicule. Quoi ! Y a-t-il donc deux soi, l'un destiné à objectiver l'autre ? L'Expérience pour tous est une.
Reconnaître la Réalité et demeurer en elle qui seule est éternellement immuable, ceci est l'atteinte véritable du but. Tous les autres buts sont semblables à ceux que nous atteignons en rêve. Lorsque nous nous réveillons, sont-ils encore réels ? Ceux qui demeurent dans l'État d'absolue Réalité, libérés de l'irréalité, ceux-là seront-ils troublés par de telles choses ?
Extraits tirés de Ramana Maharshi, La connaissance de l'Être, traduction H. Hartung, Tiruvanamalai, Inde, Éditions Sri Ramanasramam. I, II, 8, 22, 28-33, 35, p. 5-13.
 Remarque : Entré très tôt dans la simplicité du détachement de soi, Ramana Maharshi préférait le silence à la parole, et l'oralité à l'écriture. C'est par ses disciples que nous connaissons la teneur de ses entretiens spirituels. II a cependant dicté directement quelques très courts textes, des chants dévotionnels dans la tradition de la Bhakti tamoule, des commentaires de la Bhagavad-Gîtâ et d'ouvrages de Shankara, et deux courts traités sur le Soi, La connaissance de l'Être et Qui suis-je ?

mercredi 13 février 2013

YOGA 2012/2013 - ST MAXIMIN LA STE BAUME - AUBAGNE - MARSEILLE - GARDANNE - NANS les PINS - BRIGNOLES - TOURVES - SEILLONS SOURCE D'ARGENS - AIX-EN-PROVENCE - JEAN ARACIL - PROFESSEUR DIPLÔ ME FFHY - 06 61 19 88 60 - jean.aracil@yahoo.fr

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LE TANTRISME DU CACHEMIRE

LA KUNDALINI DANS LE TANTRA CACHEMIRIEN

Comme dans toute autre matière, on peut dire que les maîtres tantriques cachemiriens ont une vision particulière de l'énergie de la Kundalini et de son éveil. Le maître Devî, enseigne qu'on ne peut rien faire pour provoquer cet éveil et que tous les "exercices" destinés à faire surgir la kundalinî ne produisent que des catastrophes énergétiques. Provoquer l'éveil au moyen de techniques équivaut pour elle à taquiner un cobra avec un bâton sans voir qu'il n'est pas en cage, c'est un jeu qui peut être lourd de conséquences. Cette vision va à l'encontre de ce que pratiquent et imaginent la plupart des adeptes de "Kundalini yoga" édulcoré à l'occidentale. Pour Devî, pour qu'il y ait réellement éveil, il fallait deux choses: un terrain énergétique totalement ouvert et une profonde relation avec un maître authentique de la tradition.
Le côté iconoclaste et absolu des maîtres tantriques cachemiriens est fondé sur une vision extrêmement profonde des choses qui court-circuite toute ambition de "faire", "d'accomplir" et de "devenir". Cette manière radicale de couper court à tous fantasmes spirituels est une spécialité cachemirienne et plus encore, une spécialité de l'école
Pratyabhijñâ à laquelle Devî appartient. Pratyabhijñâ signifie "reconnaître spontanément le Soi". Cette reconnaissance est fondée principalement sur la cessation de toute projection et la réalisation que nous sommes ce que nous cherchons. Ce retour au Soi implique l'abandon de toute quête linéaire dirigée vers une fin pour réaliser la complétude de son être propre. C'est le sens du grand mantra "Soham" Je suis Shiva. Avant qu'une idée d'atteindre quoi que ce soit naisse, Je suis la totalité. Cette école est avant tout une non-voie (ânavopâya) où le silence libère la potentialité de la Kundalini. Une stance du Vijñânabhairava tantra décrit bien ce lieu de retour antérieur à toute quête dans lequel la yoginî ou le yogin plonge en chaque instant, chaque perception, avec la vivacité d'un tigre: "Avant de désirer, avant de savoir: Qui suis-je, où suis-je? Telle est la vraie nature du Je. Telle est la spacialité profonde de la réalité."1

Kundalini, Shakti, Kali


Mais qu'est-ce que la Kundalini qu'on appelle aussi "la lovée" car elle est enroulée de trois tours et demi à la base de la colonne vertébrale, dans le bulbe, devant le sacrum. Souvent représentée comme un serpent endormi, la Kundalini n'est autre que la Shakti, l'énergie primordiale.

Souvent associée à Kali dans notre école, elle fait partie intégrante du Yonitantra, texte très secret de l'initiation à la Grande union dont le rituel d'adoration de Kali, les mantra et la méditation des mille noms de Kali font partie intégrante. Si les tantrikâ associent Kali à la Kundalini évoquée par l'un des noms de la terrible déesse
"Cordon de lumière qui frémit sur le serpent de la Kundalini" c'est avant tout pour bien faire comprendre aux imprudents qui voudraient déclencher cette force qu'il s'agit d'une puissance terrifiante. Devî disait qu'un déclenchement de Kundalini prématuré terrassait celui qui en était l'objet. C'est un peu comme de lancer une fusée dans un tuyau bouché. Mais l'association à Kali est plus profonde, elle n'est pas que gardienne d'un territoire de feu, elle est surtout la grande dissipatrice des ténèbres, elle est celle qui tranche la peur, les liens à l'ego, donne la force d'accomplir la sâdhana. Elle est l'espace et pour ses adorateurs, elle est avant tout l'énergie d'un amour qui ne connaît plus de limites car le tantrikâ s'affranchit de toutes limites.
Si l'initiation à Kali précède celle à la Kundalini cela montre également qu'il est illusoire de penser atteindre l'éveil de la Kundalini avant d'avoir totalement investi sa propre part d'ombre et d'avoir affronté ses terreurs enfouies. Lorsque Kali vient trancher l'ego, que la présence à la réalité, que le frémissement spanda sont installés, alors il peut éventuellement y avoir une initiation à la Kundalini qui est l'apothéose de l'initiation sexuelle de la Grande union. Cela implique l'union préalable du tantrikâ et de l'univers car l'initiation sexuelle est la célébration d'un état spatial dans laquelle la yoginî ou le yogin se trouvent déjà.

L'ouverture du Coeur


Pour les maîtres cachemiriens, la Kundalini ne s'éveille pas par une action sur le chakra de base, le Mûlâdhâra mais uniquement par l'ouverture du Coeur, le chakra central. Lorsque le Coeur est ouvert, les autres chakra le sont forcément, ainsi, le canal central ou Susumna est libre de toute obstruction énergétique, émotionnelle ou mentale. Le maître, voyant que le disciple est espace, peut alors déclencher la montée de la Kundalini lorsqu'il fait corps avec son disciple. Cette très belle conception lie l'éveil de la Kundalini à la pratique de toutes les stances du yoga tantrique exposée dans le Vijñânabhairava tantra et c'est ainsi que les maîtres enseignent. Lorsque l'ensemble de la sensorialité, des émotions et du mental ne sont que conscience apaisée et vibrante, l'énergie fondamentale de la Kundalini n'a pas à être sollicitée, elle se lève naturellement et spontanément, mise en effervescence par la présence du guru.

Cette mise en effervescence qui résulte du lien maître/disciple s'accomplit sans effort, même en dehors de toute activité, de tout enseignement, par la seule présence du maître. Plutôt que de chercher à rejoindre un territoire, le tantrikâ s'abandonne totalement au frémissement de son maître qui réveille en lui l'écho de son essence absolue et vibrante. Tels deux instruments parfaitement accordés, maître et disciple partagent alors la vibration fondamentale dans la présence absolue à la Réalité et l'énergie de cette Réalité n'est rien d'autre que la puissance de la Kundalini.
Lorsque je demandais à Devî quelle était la qualité primordiale d'un tantrikâ, elle répondait: la capacité de s'abandonner. S'abandonner c'est relâcher totalement le corps, les émotions et la pensée dans la présence frémissante à l'instant. C'est à la fois facile de vivre quelques secondes dans cet état plusieurs fois par jour et difficile d'en faire une expérience qui devienne le fond de la captation du flot de la réalité. Pour y parvenir, il faut libérer l'intuition par "l'intensité de l'adoration passionnée" qui émerge lorsque la dualité s'estompe. Le tantrikâ se reconnaît alors comme totalité et l'énergie de la Kundalini s'élève.

Une puissance redoutable


La plupart des descriptions de montée de Kundalini sont dramatiques et donnent l'impression d'une puissance intolérable. Le plus bel exemple de ce type de déclenchement se trouve dans le merveilleux livre de Gopi Krishna, un modeste adepte du yoga, un fonctionnaire
cachemirien qui vécut d'une manière inattendue cet éveil violent. Il raconte cette expérience belle et terrifiante dans "Living with Kundalini" 2 , son autobiographie, d'une immense humanité. Gopi Krishna dit sa souffrance physique, les franges de la folie, les sursauts étincelants puis, finalement la libération.

Devî avait en quelque sorte apprivoisé cette puissance redoutable par l'ouverture à l'espace. La force, dans un espace ouvert peut devenir d'une grande douceur tout en gardant son pouvoir illuminateur. L'éveil de Kundalini qu'elle a déclenché en moi possédait ces deux aspects et surtout, ne donnait pas la sensation d'un déclenchement linéaire mais plutôt celle d'une sphère de feu qui incluait tout le corps et charriait dans sa puissance même un espace d'une grande féminité. La souffrance, la noirceur, la solitude,c'est plutôt pendant la période d'intégration de cette expérience que je les ai connues et traversées pour retrouver la lumière intégrale débarrassée des scories des habitudes routinières.

Le début d'une transformation intégrale


L'éveil provoqué par la montée de la Kundalini n'est finalement que le début de la transformation intégrale. Il est loin d'être l'atteinte d'un territoire définitif où tout problème est résolu et où l'on baigne dans une extase permanente. Il faut encore quelques décennies pour affronter sa propre réalité à la lumière fondamentale de cet instant exceptionnel. Le mental a besoin de temps pour ne plus se figer, le corps a besoin de temps pour se relâcher totalement. Les émotions ont besoin d'espace pour fluer sans retenue dans l'absence d'ego. Alors, parfois, la Kundalini se manifeste spontanément, parfois elle s'installe dans l'union continue avec la yoginî ou le yogin qui en a fait l'expérience grâce à son maître.

A notre époque où les enseignements les plus profonds ont été reformatés en une soupe insipide, il est difficile d'imaginer que les forces dont il s'agit ont la puissance d'un cataclysme. On préfère penser qu'il s'agit d'un frisson d'aise qui ravit les sens et que l'on prend à tort pour de l'extase. Si l'on désir se laver à tout jamais des conceptions édulcorées concernant le yoga, les chakra et la Kundalini, la quête tantrique, rien ne vaut l'approche d'un maître tantrique ou, à défaut, la lecture d'un ouvrage radical sur la question, comme par exemple "Aghora II, Kundalini" ou Robert Svoboda 3 expose les enseignements de son maître aghori, Vimalananda. Rien de plus sain ni de plus tranchant. Vimalananda se félicite que les chakra des êtres humains soient fermés ou comme le disait Devî, ne soient que des masses de tensions, car autrement, ils seraient fous. Alors, surtout, ne vous faites pas "ouvrir" les chakra, comme le proposent certains praticiens.

Une voie vers le Kundalini Yoga


Que faire alors si vous êtes sincèrement intéressé par tout cela? Tout d'abord, sortir du romantisme qui nous fait croire que certaines pratiques ont le pouvoir de nous transformer radicalement dans la facilité. Cela n'existe pas. Il faut un engagement total et le courage de commencer par ce qui est le moins exotique: le yoga de la présence à la réalité dans l'abandon total de tout objectif. La pratique ne mène nulle part. Le fruit est la pratique, la pratique est le fruit. Lorsque la présence s'installe, le corps, la sensorialité, les émotions et le mental retrouvent leur unité, la présence extatique s'infiltre alors dans la banalité quotidienne et à partir de là, sans user d'aucun expédient, les pratiques qui nous attirent auront une chance de pouvoir se manifester. Dès que l'on ne veut rien, l'espace se crée et ce qui est enfoui en nous peut émerger naturellement. La sphère artificielle de l'action "magique" sexuelle ou yoguique qui devrait nous mener où nous ne sommes pas fait partie de nos rêves d'occidentaux. La voie tantrique est ailleurs, elle est ardue, réservée à ceux qui ont une nature passionnée mais elle est rapide si son déroulement se passe dans le cadre d'une transmission authentique. Alors, comme le chantait Lalla, la poétesse et maître cachemirien du XIVème siècle :

"Lorsque l'esprit qui différencie s'assoupit
La Kundalini s'éveille!
La source des cinq sens jaillit constamment.
L'eau de la présence continue au monde
Est douce et je l'offre à Shiva.
Le frémissement perpétuel de la conscience
Est l'état suprême."

jean-paul.barriere