samedi 2 mars 2013

YOGA 2012/2013 - ST MAXIMIN LA STE BAUME - AUBAGNE - MARSEILLE - GARDANNE - NANS les PINS - BRIGNOLES - TOURVES - SEILLONS SOURCE D'ARGENS - AIX-EN-PROVENCE - JEAN ARACIL - PROFESSEUR DIPLÔ ME FFHY - 06 61 19 88 60 - jean.aracil@yahoo.fr





COURS YOGA ENFANTS École Paul Verlaine
Tous les Samedis (sf vacances scolaires)  de 16H à 16h45
SUR RESERVATION

 Stage de yoga à l'Ecole grand Pin
Dimanche 24  MARS 2013  de 9h30 à 12h
Le YOGA THERAPEUTIQUE (Yoga Cikitsa)

Les énergies du Printemps et le Yoga
INSCRIPTIONS OUVERTES

Stage de Perfectionnement le 9 AVRIL 2013
chakra AJNA - Les 5 Souffles - Pranayama, la progression - Les Tantras


Stage de Perfectionnement le 14 MAI 2013
théorie et pratique des 7 Centres énergétiques

Stage de Yoga à l'Ecole Grand Pin
Dimanche 2 Juin 2013 de 9h30 à 12h
Yoga Thérapeutique
Les 8 membres du Yoga




 RAMANA MAHARSHI

«C'EST LE SEIGNEUR QUI BRILLE AU CENTRE DE L'ESPRIT » Ramana Maharshi, La connaissance de l'Être
 Y a-t-il une Connaissance de l'Être si ce n'est venant de Lui ? L'Être Absolu a son « être » dans le Cœur, libre de [la dualité impliquée par] la pensée. II est le Cœur lui-même.
 Qui donc alors peut-il le concevoir et comment ? En vérité, demeurer dans le Cœur, c'est Le connaître. [...]
 Quels que soient le nom et la forme sous lesquels nous adorons l'Absolu sans nom et informel, immanent en tout, ce sera une aide pour le réaliser ; cependant le réaliser véritablement est seulement découvrir son propre être dans Son Être et, se retirant en Lui être un avec Lui. [...]
 C’est le Seigneur qui brille au centre de l'esprit (comme Conscience pure) et qui l'éclaire de sa lumière. À moins de retourner l'esprit vers l'intérieur et de l'enraciner en Lui, comment pouvons-nous Le connaître au moyen de l'esprit individuel ?
Comme celui qui plonge, cherchant à trouver un objet tombé au fond de l'eau, ainsi devons-nous plonger à l'intérieur de nous-mêmes, nous concentrant, réprimant la parole et le souffle afin de trouver le lieu d'où provient et d'où surgit le « Je ».
La Voie de la Connaissance (Jnana-marga) consiste à plonger à l'intérieur de nous-mêmes, sans proférer le mot « Je » sinon pour nous demander d'où ce "Je" provient. Méditer sur « Ceci n'est pas Je » ou « Je suis Cela » peut être une aide, mais comment ces questions en elles-mêmes peuvent-elles former matière à réflexion ?
Lorsque l'esprit se demandant intérieurement « Qui suis-je ? » atteint le Cœur, venant de Lui-même quelque chose se manifeste comme « Je-Je » de sorte que le « je» individuel doit, honteux, courber la tête et disparaître. Quoique se manifestant ainsi, il n'est pas « Je » par nature mais Perfection et n'est autre que le Soi.
Chez ceux pour qui la Béatitude qui s'élève après la destruction de l'individualité est la substance même du Soi, qu'y a-t-il à accomplir ? Ils ne connaissent rien d'autre que le Soi. Comment pouvons-nous concevoir la nature de l'état où ils sont ?
Méditer sur « Je suis cela, non ceci » et ne pas le reconnaître effectivement et demeurer comme nous sommes - quoique les Écritures déclarent « Tu es cela » - n'est que désir du mental puisque en fait nous ne sommes jamais rien d'autre que Cela.
« Je ne me connais pas moi-même » ou « Je me connais moi-même », parler ainsi  est ridicule. Quoi ! Y a-t-il donc deux soi, l'un destiné à objectiver l'autre ? L'Expérience pour tous est une.
Reconnaître la Réalité et demeurer en elle qui seule est éternellement immuable, ceci est l'atteinte véritable du but. Tous les autres buts sont semblables à ceux que nous atteignons en rêve. Lorsque nous nous réveillons, sont-ils encore réels ? Ceux qui demeurent dans l'État d'absolue Réalité, libérés de l'irréalité, ceux-là seront-ils troublés par de telles choses ?
Extraits tirés de Ramana Maharshi, La connaissance de l'Être, traduction H. Hartung, Tiruvanamalai, Inde, Éditions Sri Ramanasramam. I, II, 8, 22, 28-33, 35, p. 5-13.
 Remarque : Entré très tôt dans la simplicité du détachement de soi, Ramana Maharshi préférait le silence à la parole, et l'oralité à l'écriture. C'est par ses disciples que nous connaissons la teneur de ses entretiens spirituels. II a cependant dicté directement quelques très courts textes, des chants dévotionnels dans la tradition de la Bhakti tamoule, des commentaires de la Bhagavad-Gîtâ et d'ouvrages de Shankara, et deux courts traités sur le Soi, La connaissance de l'Être et Qui suis-je ?

mercredi 13 février 2013

YOGA 2012/2013 - ST MAXIMIN LA STE BAUME - AUBAGNE - MARSEILLE - GARDANNE - NANS les PINS - BRIGNOLES - TOURVES - SEILLONS SOURCE D'ARGENS - AIX-EN-PROVENCE - JEAN ARACIL - PROFESSEUR DIPLÔ ME FFHY - 06 61 19 88 60 - jean.aracil@yahoo.fr

COURS YOGA ENFANTS École Paul Verlaine
Tous les Samedis (sf vacances scolaires)  de 16H à 16h45
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Dimanche 24  MARS 2013  de 9h30 à 12h
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Les énergies du Printemps et le Yoga
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chakra AJNA - Les 5 Souffles - Pranayama, la progression - Les Tantras


Stage de Perfectionnement le 14 MAI 2013
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Dimanche 2 Juin 2013 de 9h30 à 12h
Yoga Thérapeutique
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LE TANTRISME DU CACHEMIRE

LA KUNDALINI DANS LE TANTRA CACHEMIRIEN

Comme dans toute autre matière, on peut dire que les maîtres tantriques cachemiriens ont une vision particulière de l'énergie de la Kundalini et de son éveil. Le maître Devî, enseigne qu'on ne peut rien faire pour provoquer cet éveil et que tous les "exercices" destinés à faire surgir la kundalinî ne produisent que des catastrophes énergétiques. Provoquer l'éveil au moyen de techniques équivaut pour elle à taquiner un cobra avec un bâton sans voir qu'il n'est pas en cage, c'est un jeu qui peut être lourd de conséquences. Cette vision va à l'encontre de ce que pratiquent et imaginent la plupart des adeptes de "Kundalini yoga" édulcoré à l'occidentale. Pour Devî, pour qu'il y ait réellement éveil, il fallait deux choses: un terrain énergétique totalement ouvert et une profonde relation avec un maître authentique de la tradition.
Le côté iconoclaste et absolu des maîtres tantriques cachemiriens est fondé sur une vision extrêmement profonde des choses qui court-circuite toute ambition de "faire", "d'accomplir" et de "devenir". Cette manière radicale de couper court à tous fantasmes spirituels est une spécialité cachemirienne et plus encore, une spécialité de l'école
Pratyabhijñâ à laquelle Devî appartient. Pratyabhijñâ signifie "reconnaître spontanément le Soi". Cette reconnaissance est fondée principalement sur la cessation de toute projection et la réalisation que nous sommes ce que nous cherchons. Ce retour au Soi implique l'abandon de toute quête linéaire dirigée vers une fin pour réaliser la complétude de son être propre. C'est le sens du grand mantra "Soham" Je suis Shiva. Avant qu'une idée d'atteindre quoi que ce soit naisse, Je suis la totalité. Cette école est avant tout une non-voie (ânavopâya) où le silence libère la potentialité de la Kundalini. Une stance du Vijñânabhairava tantra décrit bien ce lieu de retour antérieur à toute quête dans lequel la yoginî ou le yogin plonge en chaque instant, chaque perception, avec la vivacité d'un tigre: "Avant de désirer, avant de savoir: Qui suis-je, où suis-je? Telle est la vraie nature du Je. Telle est la spacialité profonde de la réalité."1

Kundalini, Shakti, Kali


Mais qu'est-ce que la Kundalini qu'on appelle aussi "la lovée" car elle est enroulée de trois tours et demi à la base de la colonne vertébrale, dans le bulbe, devant le sacrum. Souvent représentée comme un serpent endormi, la Kundalini n'est autre que la Shakti, l'énergie primordiale.

Souvent associée à Kali dans notre école, elle fait partie intégrante du Yonitantra, texte très secret de l'initiation à la Grande union dont le rituel d'adoration de Kali, les mantra et la méditation des mille noms de Kali font partie intégrante. Si les tantrikâ associent Kali à la Kundalini évoquée par l'un des noms de la terrible déesse
"Cordon de lumière qui frémit sur le serpent de la Kundalini" c'est avant tout pour bien faire comprendre aux imprudents qui voudraient déclencher cette force qu'il s'agit d'une puissance terrifiante. Devî disait qu'un déclenchement de Kundalini prématuré terrassait celui qui en était l'objet. C'est un peu comme de lancer une fusée dans un tuyau bouché. Mais l'association à Kali est plus profonde, elle n'est pas que gardienne d'un territoire de feu, elle est surtout la grande dissipatrice des ténèbres, elle est celle qui tranche la peur, les liens à l'ego, donne la force d'accomplir la sâdhana. Elle est l'espace et pour ses adorateurs, elle est avant tout l'énergie d'un amour qui ne connaît plus de limites car le tantrikâ s'affranchit de toutes limites.
Si l'initiation à Kali précède celle à la Kundalini cela montre également qu'il est illusoire de penser atteindre l'éveil de la Kundalini avant d'avoir totalement investi sa propre part d'ombre et d'avoir affronté ses terreurs enfouies. Lorsque Kali vient trancher l'ego, que la présence à la réalité, que le frémissement spanda sont installés, alors il peut éventuellement y avoir une initiation à la Kundalini qui est l'apothéose de l'initiation sexuelle de la Grande union. Cela implique l'union préalable du tantrikâ et de l'univers car l'initiation sexuelle est la célébration d'un état spatial dans laquelle la yoginî ou le yogin se trouvent déjà.

L'ouverture du Coeur


Pour les maîtres cachemiriens, la Kundalini ne s'éveille pas par une action sur le chakra de base, le Mûlâdhâra mais uniquement par l'ouverture du Coeur, le chakra central. Lorsque le Coeur est ouvert, les autres chakra le sont forcément, ainsi, le canal central ou Susumna est libre de toute obstruction énergétique, émotionnelle ou mentale. Le maître, voyant que le disciple est espace, peut alors déclencher la montée de la Kundalini lorsqu'il fait corps avec son disciple. Cette très belle conception lie l'éveil de la Kundalini à la pratique de toutes les stances du yoga tantrique exposée dans le Vijñânabhairava tantra et c'est ainsi que les maîtres enseignent. Lorsque l'ensemble de la sensorialité, des émotions et du mental ne sont que conscience apaisée et vibrante, l'énergie fondamentale de la Kundalini n'a pas à être sollicitée, elle se lève naturellement et spontanément, mise en effervescence par la présence du guru.

Cette mise en effervescence qui résulte du lien maître/disciple s'accomplit sans effort, même en dehors de toute activité, de tout enseignement, par la seule présence du maître. Plutôt que de chercher à rejoindre un territoire, le tantrikâ s'abandonne totalement au frémissement de son maître qui réveille en lui l'écho de son essence absolue et vibrante. Tels deux instruments parfaitement accordés, maître et disciple partagent alors la vibration fondamentale dans la présence absolue à la Réalité et l'énergie de cette Réalité n'est rien d'autre que la puissance de la Kundalini.
Lorsque je demandais à Devî quelle était la qualité primordiale d'un tantrikâ, elle répondait: la capacité de s'abandonner. S'abandonner c'est relâcher totalement le corps, les émotions et la pensée dans la présence frémissante à l'instant. C'est à la fois facile de vivre quelques secondes dans cet état plusieurs fois par jour et difficile d'en faire une expérience qui devienne le fond de la captation du flot de la réalité. Pour y parvenir, il faut libérer l'intuition par "l'intensité de l'adoration passionnée" qui émerge lorsque la dualité s'estompe. Le tantrikâ se reconnaît alors comme totalité et l'énergie de la Kundalini s'élève.

Une puissance redoutable


La plupart des descriptions de montée de Kundalini sont dramatiques et donnent l'impression d'une puissance intolérable. Le plus bel exemple de ce type de déclenchement se trouve dans le merveilleux livre de Gopi Krishna, un modeste adepte du yoga, un fonctionnaire
cachemirien qui vécut d'une manière inattendue cet éveil violent. Il raconte cette expérience belle et terrifiante dans "Living with Kundalini" 2 , son autobiographie, d'une immense humanité. Gopi Krishna dit sa souffrance physique, les franges de la folie, les sursauts étincelants puis, finalement la libération.

Devî avait en quelque sorte apprivoisé cette puissance redoutable par l'ouverture à l'espace. La force, dans un espace ouvert peut devenir d'une grande douceur tout en gardant son pouvoir illuminateur. L'éveil de Kundalini qu'elle a déclenché en moi possédait ces deux aspects et surtout, ne donnait pas la sensation d'un déclenchement linéaire mais plutôt celle d'une sphère de feu qui incluait tout le corps et charriait dans sa puissance même un espace d'une grande féminité. La souffrance, la noirceur, la solitude,c'est plutôt pendant la période d'intégration de cette expérience que je les ai connues et traversées pour retrouver la lumière intégrale débarrassée des scories des habitudes routinières.

Le début d'une transformation intégrale


L'éveil provoqué par la montée de la Kundalini n'est finalement que le début de la transformation intégrale. Il est loin d'être l'atteinte d'un territoire définitif où tout problème est résolu et où l'on baigne dans une extase permanente. Il faut encore quelques décennies pour affronter sa propre réalité à la lumière fondamentale de cet instant exceptionnel. Le mental a besoin de temps pour ne plus se figer, le corps a besoin de temps pour se relâcher totalement. Les émotions ont besoin d'espace pour fluer sans retenue dans l'absence d'ego. Alors, parfois, la Kundalini se manifeste spontanément, parfois elle s'installe dans l'union continue avec la yoginî ou le yogin qui en a fait l'expérience grâce à son maître.

A notre époque où les enseignements les plus profonds ont été reformatés en une soupe insipide, il est difficile d'imaginer que les forces dont il s'agit ont la puissance d'un cataclysme. On préfère penser qu'il s'agit d'un frisson d'aise qui ravit les sens et que l'on prend à tort pour de l'extase. Si l'on désir se laver à tout jamais des conceptions édulcorées concernant le yoga, les chakra et la Kundalini, la quête tantrique, rien ne vaut l'approche d'un maître tantrique ou, à défaut, la lecture d'un ouvrage radical sur la question, comme par exemple "Aghora II, Kundalini" ou Robert Svoboda 3 expose les enseignements de son maître aghori, Vimalananda. Rien de plus sain ni de plus tranchant. Vimalananda se félicite que les chakra des êtres humains soient fermés ou comme le disait Devî, ne soient que des masses de tensions, car autrement, ils seraient fous. Alors, surtout, ne vous faites pas "ouvrir" les chakra, comme le proposent certains praticiens.

Une voie vers le Kundalini Yoga


Que faire alors si vous êtes sincèrement intéressé par tout cela? Tout d'abord, sortir du romantisme qui nous fait croire que certaines pratiques ont le pouvoir de nous transformer radicalement dans la facilité. Cela n'existe pas. Il faut un engagement total et le courage de commencer par ce qui est le moins exotique: le yoga de la présence à la réalité dans l'abandon total de tout objectif. La pratique ne mène nulle part. Le fruit est la pratique, la pratique est le fruit. Lorsque la présence s'installe, le corps, la sensorialité, les émotions et le mental retrouvent leur unité, la présence extatique s'infiltre alors dans la banalité quotidienne et à partir de là, sans user d'aucun expédient, les pratiques qui nous attirent auront une chance de pouvoir se manifester. Dès que l'on ne veut rien, l'espace se crée et ce qui est enfoui en nous peut émerger naturellement. La sphère artificielle de l'action "magique" sexuelle ou yoguique qui devrait nous mener où nous ne sommes pas fait partie de nos rêves d'occidentaux. La voie tantrique est ailleurs, elle est ardue, réservée à ceux qui ont une nature passionnée mais elle est rapide si son déroulement se passe dans le cadre d'une transmission authentique. Alors, comme le chantait Lalla, la poétesse et maître cachemirien du XIVème siècle :

"Lorsque l'esprit qui différencie s'assoupit
La Kundalini s'éveille!
La source des cinq sens jaillit constamment.
L'eau de la présence continue au monde
Est douce et je l'offre à Shiva.
Le frémissement perpétuel de la conscience
Est l'état suprême."

jean-paul.barriere






samedi 26 janvier 2013

YOGA 2012/2013 - ST MAXIMIN LA STE BAUME - NANS les PINS - BRIGNOLES - TOURVES - SEILLONS SOURCE D'ARGENS - AIX-EN-PROVENCE - JEAN ARACIL - PROFESSEUR DIPLÔ ME FFHY - 06 61 19 88 60 - jean.aracil@yahoo.fr

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le Samedi 2 et 9 Février 2013 de 16H à 16h45
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 Stage de Perfectionnement le 12 Février 2013 
COMPLET



Stage de Perfectionnement le 12 MARS 2013

chakra AJNA - Les 5 Souffles - Pranayama, la progression - Les Tantras

 
Stage de yoga à l'Ecole grand Pin
Dimanche 24  MARS 2013  de 9 à 12h
Les énergies du Printemps et le Yoga
INSCRIPTIONS OUVERTES




Le bonheur ne se trouve pas
avec beaucoup d’effort et de volonté
mais réside là, tout près,
dans la détente et l’abandon.
Ne t’inquiète pas, il n’y a rien à faire.
Tout ce qui s’élève dans l’esprit
n’a aucune importance
parce que n’a aucune réalité.
Ne t’y attache pas.
Ne te juge pas.
Laisse le jeu se faire tout seul,
s’ élever et retomber, sans rien changer,
et tout s’évanouit et recommence à nouveau, sans cesse.
Seule cette recherche du bonheur nous empêche de le voir.
C’est comme un arc-en-ciel
qu’on poursuit, sans jamais le rattraper
Parce qu’il n’existe pas, qu’il a toujours été là
et t’accompagne à chaque instant.
Ne crois pas à la réalité des expériences bonnes ou mauvaises,
elles sont comme des arc-en-ciel.
A vouloir l’insaisissable, on s’épuise en vain.
Dès lors qu’on relâche cette saisie,
l’espace est là, ouvert, hospitalier et confortable.
Alors profites-en. Tout est à toi, déjà. Ne cherches plus.
Ne va pas chercher dans la jungle inextricable l’éléphant
qui est tranquillement à la maison.
Rien à faire
Rien à forcer
Rien à vouloir,
Et tout se fait tout seul.


Guendune Rinpoché

dimanche 20 janvier 2013

YOGA 2012/2013 - ST MAXIMIN LA STE BAUME - NANS les PINS - BRIGNOLES - TOURVES - SEILLONS SOURCE D'ARGENS - TRETS - AIX-EN-PROVENCE - JEAN ARACIL - PROFESSEUR DIPLÔ ME FFHY - 06 61 19 88 60 - jean.aracil@yahoo.fr

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 16H à 16h45


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COMPLET


 Prochain Stage de yoga perfectionnement le 12 MARS 2013


Prochain Stage à l'Ecole grand Pin le
Dimanche 24  MARS 2013  de 9 à 12h
Les énergies du Printemps et le Yoga



La relation - par Jean Klein
Ce texte est extrait de l'ouvrage de Jean Klein : Qui suis-je, la quête sacrée. Albin Michel 1989
Être humain, c'est être relié. En tant qu'êtres humains, nous vivons en relation avec les éléments: le soleil, la lune, les pierres sur le sol et tous les êtres vivants. Mais qu'est-ce que "être relié ", "vivre en relation avec" signifient? En général, lorsque nous utilisons ces mots, nous voulons dire un lien de quelque sorte entre des entités individuelles, d'objet à objet, ou de sujet à objet. Le mot " relation" présuppose ici séparation, la jonction de plusieurs fractions. Cette vision fractionnelle de la notion de relation est purement conceptuelle. C'est une fiction du mental et cela n'a rien à voir avec la perception pure, la réalité, ce qui est réellement.
Lorsque nous vivons libres de toutes idées et projections, nous entrons en contact direct avec notre environnement. Pratiquement, donc, avant de pouvoir être reliés à notre environnement. nous devons d'abord savoir comment être reliés à ce qui est le plus proche de nous: notre corps, nos sens, notre mental. Le seul obstacle à une perception claire de notre nature véritable est l'idée maîtresse d'être un individu séparé, vivant dans un monde avec d'autres individus séparés.
Nous avons une image de nous-mêmes. Cette image peut seulement être maintenue en rapport avec des objets, elle transforme donc notre environnement en objets, amis, enfants, époux, intelligence, compte en banque, etc., et rentre alors dans ce qu'elle appelle une "relation personnelle" avec ces projections. L'idée fantasque d'un soi est une contraction, une limitation de la globalité, de l'être réel. Lorsque cette notion meurt, nous trouvons notre expansion naturelle, notre paix, notre globalité sans périphérie ni centre, extérieur ni intérieur. Sans notion d'individu il n'y a pas sensation d'être séparé, et l'on ressent une unité avec toute chose.
Nous percevons alors l'environnement comme des occurrences apparaissant dans une globalité sans restrictions. Et lorsque notre amant ou nos enfants quittent la maison, ou que notre compte en banque baisse, ce sont des événements qui se produisent en nous. La vigilance reste constante.
Tout phénomène, toute existence est une expression au sein, de la globalité, et toutes les variétés d'expressions n'ont un sens et un rapport qu'uniquement dans cette lumière. Etre en relation, c'est être en relation à l'intérieur du Tout. Puisqu'il n'y a pas rencontre des fractions dans le Tout, il n'y a pas d' " autre ". Donc, à strictement parler, dans la relation parfaite, il n'y a pas rapport, il n'y a pas dualité - il y a seulement globalité.
Toute perception pointe directement vers notre être premier, vers la paix, le non-état naturel commun à toute existence.
Ainsi, en langage humain, être en relation c'est être en communion avec le Tout. Dans cette communion la soi-disant présence de l'autre est ressentie comme un don spontané, et notre propre présence est une réception spontanée. Il n'y a plus sensation de manque, donc du besoin d'exister, parce que le seul fait de recevoir nous amène à notre ouverture.
Lorsque nous vivons dans l'ouverture la première impulsion est d'offrir.
Etre dans l'ouverture et dans le mouvement spontané d'offrande, c'est l'amour.
L'amour est méditation; c'est une nouvelle dimension donnée à la vie.
Vous dites qu'il n'y a pas d'autre, mais vous ne pouvez pas dire qu'il n'y a pas de différences entre les gens. J'ai mon caractère et mes capacités, tout comme d'autres ont les leurs.

Vous vivez dans une contraction, pensant que vous êtes un individu. Où les termes " moi " et " mien" trouvent-ils une signification? Lorsque vous regardez vraiment en vous-même, vous ne pouvez pas dire que le corps vous appartient. Vous êtes le résultat de la rencontre de deux personnes, chaque parent avait lui-même deux parents, et ainsi de suite... Toute l'humanité est en vous. Vous êtes ce que vous absorbez. Vous mangez des légumes, du poisson, de la viande; ceux-ci dépendent de la lumière, du soleil, de la chaleur. La lumière est liée à la lune et les étoiles sont toutes reliées entre elles. II n'y a rien de personnel en nous. Le corps est en relation organique avec l'univers, il est constitué des mêmes éléments que tout le reste. La composition des éléments varie, mais cette variation est presque négligeable chez les êtres humains. II se peut qu'il y ait des différences dans la structure ou la couleur, mais la constitution et le fonctionnement sont les mêmes en chacun de nous. Il n'y a rien de personnel dans le cœur, le foie, les reins, les yeux, les oreilles ou la peau, ni dans les éléments qui constituent les schémas de comportement, de pensée, de réactions, de colère, de jalousie, de compétition, de comparaison, etc. Ce sont tous les mêmes états émotionnels. Le corps-mental fonctionne d'une manière universelle, et le soin que l'on doit en prendre est identique chez tous.
Vous devez comprendre et coopérer avec le corps. C'est l'ignorance du mécanisme qui crée le conflit. L'investigation peut seulement être menée dans la vie quotidienne. Votre mental et votre corps se reflètent dans votre comportement du matin au soir. Votre attention doit être bipolarisée, observant les champs intérieur et extérieur.
Les relations sont le miroir dans lequel se reflète votre être intérieur. Soyez conscient d'être un chaînon dans la chaîne de l'existence. Lorsque vous ressentez vraiment cela, l'accent n'est plus mis sur le fait d'être un individu, et vous sortez spontanément de votre restriction. Vous ne vivez plus dans l'isolement, dans l'autonomie. Etre en relation est le pressentiment de la Présence.
Ainsi, l'individu n'existe pas en tant qu'entité isolée; mais la personnalité n'existe-t-elle pas comme une partie unique du tout?
La personne n'est en réalité que persona, masque, cependant elle est devenue synonyme de l'idée d'individu, d'une entité séparée et continue. La personnalité n'est pas la constante que nous imaginons. Ce n'est, en fait, qu'une réorchestration temporaire de tous nos sens, imagination et intelligence, selon chaque situation. Il n'y a pas de répétitions dans la vie, et chaque réorchestration est unique et originale comme les dessins d'un kaléidoscope. L'erreur est de s'identifier à la personnalité, de la conceptualiser dans la mémoire et de nous prendre ensuite dans cette collection d'images cristallisées plutôt que de laisser toutes les émotions, perceptions et pensées se développer et mourir en nous. Nous sommes dans un théâtre, regardant notre propre pièce se jouer sur la scène. L'acteur est toujours " derrière" sa persona. Il semble être complètement perdu dans la souffrance, dans le fait d'être un héros, un amant, un bandit; mais toutes ces apparitions se situent dans la présence globale. Cette présence n'est pas comparable à une attitude détachée, à la position de témoin. Ce n'est pas une sensation d'être séparé,
"en dehors ". C'est la présence de la totalité, de l'amour d'où tout découle. Lorsque aucune situation n'appelle l'activité, nous demeurons dans le vide de toute activité, dans cette présence.
Lorsque l'on n'est plus identifié à la personne, comment la vie en est-elle affectée?
La première chose que vous remarquez, c'est combien plus riches et plus profondes sont vos perceptions. La communication en devient d'autant plus variée. En général, nous sommes fixés dans des schémas de communication; mais lorsque nous vivons dans l'ouverture, une grande sensibilité surgit, une sensibilité dont nous n'avons jamais rêvé.
Lorsque nous appréhendons notre environnement à partir de la totalité, notre structure tout entière devient vivante. Nous n'entendons plus la musique seulement avec nos oreilles, parce que quand celles-ci cessent de s'emparer des sons pour elles-mêmes nous sentons alors la musique avec tout notre corps, sa couleur, sa forme, sa vibration. Elle n'appartient plus à un seul organe mais à notre être intégral. Cela engendre une profonde humilité, une innocence. Et c'est seulement dans l'humilité qu'une réelle communication est possible.
Ensuite, l'on vit dans une dimension totalement neuve. Vivre en tant que personnalité, c'est vivre dans la restriction. Ne vivez pas dans la restriction. Laissez la personnalité vivre en vous. Vivre dans l'environnement sans séparation est d'une grande, grande beauté!
Pourriez-vous parler davantage de l'humilité dans les relations humaines?

L'humilité n'est pas quelque chose que vous portez comme on porte un vêtement. Elle n'a rien à voir avec des hochements de tête et des yeux baissés. Elle vient de la résorption de l'individualité dans l'être, dans la paix. Elle vient de la fin de toute agitation. Dans l'attention, daT)s la vigilance il y a de l'humilité. C'est la réceptivité, l'ouverture à tout ce que la vie apporte. Lorsqu'il n'y a pas de mémoire psychologique, pas d'accumulation de savoir, il y a innocence. L'innocence est humilité.
L'humilité apparaît lorsqu'il n'y a pas référence à un " je ". Ce vide est facteur de guérison, dans toute situation. Heidegger dit " Soyez ouverts à l'ouverture ". Soyez ouverts à la non-conclusion.
Association Terre d'Eveil

dimanche 6 janvier 2013

YOGA 2012/2013 - ST MAXIMIN LA STE BAUME - NANS les PINS - BRIGNOLES - TOURVES - SEILLONS SOURCE D'ARGENS - AIX-EN-PROVENCE - JEAN ARACIL - PROFESSEUR DIPLÔ ME FFHY - 06 61 19 88 60 - jean.aracil@yahoo.fr


Samedi 26 janvier 2013 
Le YOGA THÉRAPEUTIQUE 
(2ème partie)
Salle Paul Verlaine -  de 14h à 16h30

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La Réalité c’est simplement la perte de l’ego. Détruisez l’ego en recherchant son identité. Comme l’ego n’est pas une entité, il s’évanouira automatiquement et la Réalité resplendira d’Elle-même. Voilà la méthode directe, alors que toutes les autres méthodes sont fondées sur la préservation de l’ego. Il émerge tellement de doutes sur ces voies, qu’au final, la question éternelle n’est jamais abordée. Mais dans cette méthode-ci la question finale est la seule et elle est posée dès le départ. Aucune pratique [sadhana] n’est nécessaire pour s’engager dans cette quête.

Il n’existe pas de plus grand mystère que celui-ci : nous-mêmes sommes la Réalité et nous cherchons à atteindre la Réalité. Nous pensons que quelque chose cache notre Réalité et qu’il faut le détruire avant de pouvoir La gagner. C’est ridicule. Un jour viendra où vous rirez vous-même de vos efforts passés. Ce dont vous rirez ce jour-là est aussi présent ici et maintenant.

                     

Ramana Maharshi - INNERQUEST

mardi 25 décembre 2012

YOGA 2012/2013 - ST MAXIMIN LA STE BAUME - NANS les PINS - BRIGNOLES - TOURVES - SEILLONS SOURCE D'ARGENS - AIX-EN-PROVENCE - JEAN ARACIL - PROFESSEUR DIPLÔ ME FFHY - 06 61 19 88 60 - jean.aracil@yahoo.fr

LE YOGA THERAPEUTIQUE


Le yoga thérapeutique se définit comme une thérapie, utilisant des techniques :  
Postures et Respirations (qui sont bénéfiques selon les pathologies).
Les pratiques posturales se concentrent donc sur le corps et toute sa charpente (osseuse, articulaire, musculaire).
Associées à la respiration et à l'attention, elles guident le pratiquant  vers une meilleure prise de conscience
sur tout ce qui est mis en jeu.
Des explications et des enseignements sur les applications seront donnés sur le yoga de la vie quotidienne.
Dans sa pratique, un enseignant de yoga rencontre une majorité d'élèves dont la demande est thérapeutique
(mal de dos, stress, arthrose, digestion difficile, etc…)
Il ne s'agit pas ici de gérer uniquement un état de santé mais d'en préserver aussi l'équilibre.
Là où il y a pathologie, il y a déséquilibre et il y a souffrance.
Le yoga est bien placé pour identifier et prendre en compte l'interaction entre le corps, le souffle et le psychisme.
Le corps physique, mais aussi le psychique et l'émotionnel sont influencés par la pratique du yoga.
Sera commenté également le yoga de la vie quotidienne. 

MEDITATION SANS OBJET
Ne choisissez aucun thème de méditation. N’utilisez aucun mantra. Ne vous fixez sur aucun point précis du corps. Ne vous concentrez même pas sur le souffle.
Voyez simplement ce qui apparaît. Ce peut être une image mentale. Ce peut être un mot. Ce peut être rien.
Si c’est une image, ne la travaillez pas, n’allez pas vers elle, ne la nourrissez pas, ne la dilatez pas, ne cherchez ni à la retenir ni à l’expulser. Laissez-lui une totale autonomie. Soit elle se dissoudra d’elle-même, soit elle se transformera en une autre image, que vous regarderez de la même façon.
Si c’est un mot qui apparaît, ne cherchez pas à l’analyser, à le comprendre intellectuellement. Ecoutez-le tel qu’il vient, tel qu’il résonne. Soit il va sombrer dans le silence, soit il va déclencher une série d’autres mots. Lambeaux de phrases ou phrases complètes. Idées cohérentes ou fragments d’idées. Opinions, souvenirs, projets, peu importe. Ne triez pas, n’organisez pas et surtout ne rejetez pas. Ecoutez, laissez parler.
Si c’est « rien » qui apparaît, si c’est une impression de « rien », soyez sûr que c’est encore quelque chose puisque vous en avez conscience. C’est un vide de pensées, un vide de discours, un vide d’images ou de sensations. C’est encore un objet puisque vous le percevez, puisque vous le ressentez comme absence, manque, attente, perplexité. Ne vous dites pas : c’est la Vacuité, et encore moins : c’est l’Eveil. Voyez ce « rien », aucun traitement de faveur : faites-lui face.
Mais tout cela se mêlera, formant une trame insaisissable, un filet quasiment impossible à déchirer. Vous n’aurez pas à affronter que des mots ou que des images ou que des vides : tous ces « objets » alterneront, se chevaucheront, du moins en apparence. Car en fait, si vous regardez bien, votre conscience ne peut appréhender qu’un seul objet à la fois. Si votre esprit est très agité ou très rapide, vous aurez sans doute l’impression de simultanéité. Mais c’est un leurre. Les objets frappent la conscience un à un : ceci puis ceci puis ceci. Même quand il y aura retour d’un objet, sur un mode plus ou moins obsessionnel, percevez cet objet comme entièrement nouveau. Il l’est, dans l’instant.
Car il n’y a que des instants. Des « points », si serrés parfois qu’ils donnent l’impression d’une « ligne ». Mais chaque point, chaque instant est nouveau et, dans la lumière de la conscience, aucun ne « succède » à l’autre.
Ce qui fait (quelle belle chose !) que vous êtes toujours dans le présent, car il est rigoureusement impossible d’être ailleurs.
Pourtant vous dites : je n’arrive pas à être dans le présent, je pense toujours soit au passé, soit à l’avenir. Et alors ? Faux problème. Le passé n’existe jamais en tant que tel. Il n’existe plus qu’en tant que souvenir et, lorsque ce souvenir vous frappe en passant par l’eau claire de votre conscience, c’est du présent tout frais et tout vif. Donc où est la gêne ? Quand le souvenir se « présente », observez-le dans son actualité. Comme vous observez une statue qui a trois mille ans : elle est bien là, elle est bien pleine, vous pouvez la toucher, elle n’a trois mille ans que parce qu’on vous l’a dit, c’est une notion culturelle, non un fait d’expérience ; un singe qui gambade dans les ruines d’un temple ne se dit pas : ce sont des ruines de l’époque Gupta, voici une vieille statue d’Hanuman… De même, le futur n’existe jamais en tant que tel, c’est une image présente, une pensée présente, une projection de crainte ou d’espoir faite à partir du présent. Vraiment tout est présent, quelle misère d’imaginer le contraire !
Ce qui complique la méditation, c’est que non seulement on la vit – ou on essaie – mais on la juge. Et la juger, d’ailleurs, empêche de la vivre vraiment. Par exemple on ressent de l’ennui et on se culpabilise, on s’estime peu doué et on décide soit d’abandonner, soit de se reprendre en main ou encore de changer de méthode. Ou bien on éprouve du bien-être, de la joie, de l’apaisement et on s’autocongratule : j’ai progressé, qu’est-ce que je suis fort quand même ! Toutes ces évaluations sont également vaines. Nos réactions émotionnelles à l’activité méditative (aussi longtemps que nous concevons la méditation comme une « activité »), tout ce discours intérieur, tout ce fatras psychologique surimposé au travail spirituel, tout cela fait bel et bien partie des « objets », alimentant la suprême fiction : celle de croire qu’il existerait un « expérimentateur » distinct de ses expériences.
La méditation sans objet déjoue tous ces pièges. Elle ne comporte ni but ni stratégie, ni progression ni méthode, ni complaisance ni sévérité envers soi-même. Ce n’est pas un exercice mais ce n’est pas un état non plus, si le mot état évoque quelque chose de « statique » (et du statique au stagnant le glissement est insensible), – alors qu’ici on est dans une perpétuelle nouveauté, un renouvellement sans fin, un printemps qui n’aspire à aucun été. En outre, tout état spirituel est provisoire ; si vous croyez au paradis vous finirez par créer un paradis, vous irez même au paradis, mais un jour vous serez bien étonné d’en revenir.
L’Eveil – si l’on veut à tout prix donner un nom à cet insaisissable – n’est pas un état. On n’y entre jamais, on n’en sort jamais. En fait il n’existe pas et c’est quand on voit cela qu’il éclate comme un soleil.
Pierre Feuga

dimanche 16 décembre 2012

YOGA 2012/2013 - ST MAXIMIN LA STE BAUME - NANS les PINS - BRIGNOLES - TOURVES - SEILLONS SOURCE D'ARGENS - AIX-EN-PROVENCE - JEAN ARACIL - PROFESSEUR DIPLÔ ME FFHY - 06 61 19 88 60 - jean.aracil@yahoo.fr


STAGES DE YOGA à ST MAXIMIN



Mardi 15 janvier 2013 

Notions de nadis (vaisseaux énergétiques) et grandhis (nœuds énergétiques)
Le chakra de l’éther « VISHUDDA » (le centre de purification)
Pranayama : les rythmes et les techniques
Notion de Mental « MANAS »




Samedi 26 janvier 2013

Le YOGA THERAPEUTIQUE
(2ème partie)
Salle Paul Verlaine
de 14h à 16h30











Le Corps subtil
La pratique de l'exploration du corps subtil amène progressivement un déconditionnement des cerveaux. Lors de ces ouvertures, les notions de temps et d'espace sont remises en question. Les lieux de la géographie sacrée se présentent alors clairement. Bénarès la souterraine et Bheragat, domaine secret de la déesse, peuvent se révéler. L'iconographie indienne est la concrétisation de ces mondes subtils. Ce n'est pas seulement la représentation de principes métaphysiques, comme cela est souvent entendu par les mondes intellectuels.
[…]
L'état de rêve, quand il n'est plus utilisé comme poubelle de l'état de veille, devient un révélateur de notre sensibilité au monde subtil. A ce moment-là, il quitte sa formulation d'histoires, d'aventures, pour évoluer vers un monde de formes, de couleurs, de sons dont l'expérience n'engendre plus de conceptualisation. Les rêves deviennent de moins en moins racontables, de plus en plus intenses. On peut dire la même chose de l'état de veille : on ne peut plus penser sa vie ; toutes les constructions de la peur, de la société mondaine, de l'imaginaire humain se fondent dans un non-savoir sans attente. Le cerveau apaisé, silencieux, devient le témoin d'expériences inconceptualisables, où les notions de passé et de futur, de proximité ou de distance, de relation ou de séparation, d'intimité ou d'indifférence perdent leur sens. Ces notions se révèlent alors comme des images creuses de la réalité, artifices poétiques, conventions qui ont leur place dans la description superficielle des modalités sécuritaires et traumatisantes de la vie, mais non comme actualisation d'expériences unitives.
Inlassablement exprimées dans les manuels de yoga, la plupart des descriptions géographiques du corps subtil ne font que répéter la formulation du Shatchakranirûpana telle que traduite par Arthur Avalon au début du siècle. Comme la Shiva-Samhitâ, ce texte dépend largement, pour sa formulation, du Kubjikâmata-tantra de la tradition Kaula, qui date du Xe siècle. Enseigné comme une réalité à apprendre par cœur pour les examens de fédérations de yoga, le sens traditionnel de cette imagerie est le plus souvent incompris. Quand on indique une couleur correspondant à un centre subtil, ce n'est pas une couleur que peut imaginer notre mémoire, mais qui se réfère plutôt à un ressenti : un homme noir n'implique pas une appartenance à la race africaine, un homme léger n'implique pas une absence de poids, un homme amer n'implique pas une saveur de la peau. Ainsi, les couleurs, les odeurs, les formes attribuées aux différents récepteurs du corps subtil ne sont pas à prendre à la lettre.
Si, par exemple, lors d'une séance, le centre de pureté est particulièrement stimulé, il se peut que la vision de l'espace prenne, pendant un certain temps, de nombreuses teintes de bleu. La descente de l'énergie dans ce centre révèle également la capacité d'une audition multidimensionnelle. Les textes plus anciens, comme les Goraksha-shataka, Yoga-Yâjñavalkyam, voire les Upanishads, s'expriment chacun de manière légèrement différente. Les centres et réseaux du corps subtil s'imposent dans une conscience non impliquée. Toute tentative de ressentir les organes subtils, d'intervenir dans le corps éthérique, ne ferait que stimuler un imaginaire déjà trop fécond. Il n'y a pas à éveiller l'énergie par des moyens volontaires. Quand la sensibilité est laissée libre d'appropriations, de refus, les masses musculaires s'effondrant dans une vacuité profonde, les différents canaux d'énergie et autres images tactiles se présentent spontanément. Plus ce corps tactile va s'éveiller dans la pratique, plus des transpositions impensables vont s'exprimer dans la vie de tous les jours. La sensibilisation à ces modalités fera apparaître de nombreux points vitaux présents dans le corps, auxquels se réfère la pratique de la médecine ayurvédique et des arts martiaux indiens. Souvent mentionnés, les centres principaux sont liés à de nombreux autres récepteurs également importants. Tout cela ne doit pas devenir un sujet d'étude livresque. Une pratique sans attente, les mains vides, sans chercher à sentir quoi que se soit, disponible à tous les sentis possibles sans refus ni peur, est l'espace nécessaire à ces révélations.
Cette exploration permettra également de découvrir la présence de trois nœuds essentiels, granthi. Au bas de la colonne, lié à la cosmicité du monde : vishnugranthi ; dans le cœur, mort de toutes nos peines : hridayagranthi ; entre les sourcils où la connaissance claire, bauddhavijñâna, se reflète : rudragranthi. Ces trois étapes franchies, par aspiration ou dissolution, correspondent à l'intériorité de la sâdhanâ.
Les trois lingam, svayambhû, bâna et turîya, qui habitent ces portes, se révèlent comme ouverture privilégiée de la conscience. L'équilibrage naturel de la circulation des énergies amènera tôt ou tard à ressentir le corps comme un gigantesque écho de l'univers. La géographie et l'histoire se transposeront dans chaque région du corps. Toutes les relations profondes qui s'imposent dans notre vie seront ressenties dans des points précis de notre corps. La souffrance ou la joie des lieux et des êtres qui forment notre famille cosmique seront expérimentées dans des zones très délimitées de la corporalité. La pratique des âsanas par le corps subtil, ainsi que son déplacement conscient, libre de l'enveloppe physique, participeront à l'extinction de notre vie affective et à la révélation de ce corps géographique généralement étouffé par la tension musculaire. Toute terre étrangère est ma patrie, quand ma patrie devient terre étrangère. Tel est l'accomplissement de la délocalisation corporelle.
Entre les états de veille, de sommeil et de rêve, se trouvent des espaces de vie beaucoup plus intenses que ce qu'on appelle communément la vie. Dans ces résonances, les formes subtiles et puissantes, si bien exprimées par l'iconographie hindoue, prennent en charge la vie et transmettent l'enseignement.
Le corps vacant va parfois être visité par cette immense et jaillissante verticalité, qui semble n'avoir ni commencement ni fin. Ce lingam d'énergie ressenti comme une érection à l'intérieur de la colonne, comme une langue de feu débordante et simultanément plus ténue qu'un fil de soie, est le sens profond du yoga traditionnel.
Ce n'est pas à accomplir, à éveiller ou à créer. Découverte de l'évidence, reconnaissance de cette énergie toujours neuve consumant passé et futur dans un brasier constant, cette expérience, symbolisée par le shiva lingam de la tradition shivaïste, est le cœur de la vie. Pandit Veeraraghavachar se référait plutôt à la caverne du cœur où un feu rugissant entourait un lingam d'espace et brûlait tout encombrement. Jean Klein transmettait la ligne d'écho de la verticalité organique. Ce mouvement ascendant et secret, lingam-rahasya, est l'écho direct du secret de la vie. Il est le reflet dans l'espace-temps du sans-forme, arûpa.
  ERIC BARET